Fini le transport, le trafic et la fatigue pour les patients

Par Valérie Lessard
Fini le transport, le trafic et la fatigue pour les patients
Louise Vandal recevait des traitements de dialyse depuis cinq ans à Verdun. Elle n’a plus à traverser le pont Mercier trois fois par semaine maintenant que le service est offert à Châteauguay..

Après des années d’attente, le nouveau centre de dialyse à Châteauguay a enfin accueilli ses premiers patients à la fin du mois de septembre. Pour des gens comme la Châteauguoise Louise Vandal, ce nouveau service améliore considérablement sa qualité de vie, puisqu’elle peut désormais recevoir ses traitements nécessaires à sa survie à neuf minutes de chez elle plutôt qu’à Montréal.

Louise Vandal, 65 ans, reçoit des traitements de dialyse depuis cinq ans. Comme le service n’était pas offert dans la région de Châteauguay, elle devait se rendre à l’hôpital de Verdun trois matins par semaine. «Ça impliquait de passer sur le fameux pont Mercier, raconte la dame. On se levait à 3h30 et on partait à 4h30 pour être certains de ne pas tomber sur du trafic, car les traitements commençaient à 7 heures.» Mme Vandal ne pouvait pas se permettre d’arriver en retard ou de manquer une des séances. «Ça ajoutait un stress parce qu’il faut y aller au traitement», explique-t-elle. Elle avait entendu souvent parler du projet de dialyse à Châteauguay. «Ça faisait tellement longtemps qu’on en entendait parler qu’on n’y croyait plus vraiment», confie Mme Vandal.

Une meilleure qualité de vie

Depuis le 23 septembre, le centre de dialyse de Châteauguay est devenu réalité. La Châteauguoise et son conjoint n’ont plus à traverser le pont Mercier puisqu’elle peut obtenir ses traitements au nouvel établissement situé dans le Centre de santé Desjardins, à côté de l’hôpital Anna-Laberge. «C’est merveilleux! Je ne vois même plus les heures passer tellement je trouve que ça va vite», illustre-t-elle. Chaque traitement dure 3h30 durant lesquelles elle est branchée à une machine qui filtre son sang. Comme elle n’a plus à se lever aux aurores pour s’y rendre, les traitements lui paraissent moins longs. Ils le sont également pour son mari, qui la conduit à chacune de ses dialyses depuis cinq ans. «C’était difficile pour lui, il devait conduire et m’attendre à Verdun pendant le traitement, c’était long. Maintenant il peut retourner à la maison en attendant», souligne Mme Vandal.

De nombreuses économies

Claudette Poirier, de Sainte-Martine, fait aussi partie des patientes dont le dossier a déjà été transféré à Châteauguay. Elle recevait  des traitements de dialyse à Verdun depuis sept ans. Les économies seront nombreuses selon la principale intéressée : des économies de temps, d’argent et d’énergie. «Je passe de 50 à 15 minutes de temps de transport pour me rendre, c’est certain que je vais économiser de l’essence», souligne-t-elle. Après toutes ces années à côtoyer le personnel médical de Verdun et les autres dialysés, Mme Poirier confie qu’elle avait un léger pincement au cœur de les quitter. «Ça me fait de la peine de quitter Verdun, mais je sais que c’est pour le mieux», indique-t-elle.

Quant à Mme Vandal, ce nouveau service de proximité lui offre un cadeau d’une valeur inestimable: elle a maintenant plus de temps pour cajoler sa petite-fille de 10 mois qu’elle adore.       

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