La SPCA Roussillon se réinvente pour poursuivre sa mission

Par Vicky Girard
La SPCA Roussillon se réinvente pour poursuivre sa mission
La SPCA Roussillon a notamment besoin du soutien de la population pour se remettre sur les rails. (Photo : Gravité Média - Archives)

Bien qu’elle soit restée ouverte pendant la pandémie, la SPCA Roussillon à Delson a dû s’adapter en réduisant la majorité de ses activités. Elle doit maintenant revoir ses façons de faire, afin de poursuivre sa mission auprès des animaux.

De la fin mars à la mi-mai, seules les urgences étaient prises en charge par l’organisme, soit les animaux perdus et trouvés, principalement ceux qui présentaient des blessures.

«Si, par exemple, un chat était signalé sur un terrain résidentiel, mais qu’il n’était pas blessé ou malade, on ne pouvait pas s’en occuper», explique le directeur Pierre Bourbonnais.

L’organisme devait se plier aux consignes de l’Ordre des médecins vétérinaire en ne traitant que les cas urgents. Elle ne pouvait plus procéder à la stérilisation de chats errants.

«Il faut dire que les médicaments qui sont, entre autres, utilisés pour l’anesthésie sont les mêmes que pour les humains, laisse savoir M. Bourbonnais. On a donc dû faire un inventaire au cas où le gouvernement en aurait besoin advenant une pénurie.»

La majorité des animaux qui se trouvaient au refuge ont été confiés temporairement à des familles d’accueil ou à des groupes de sauvetage. Le personnel qui compte une vingtaine d’employés a également été réduit de moitié pendant la crise, il est en voie d’être réintégré entièrement. Les bénévoles ne pouvaient plus aider, puisque le va-et-vient dans l’établissement représentait un risque de propager la COVID-19.

Adoptions

Les adoptions, qui représentent la majeure partie des revenus de la SPCA Roussillon, ont repris à la mi-mai.

«Il n’y en a pas plus qu’avant, puisque nous sommes assez stricts. Pour ceux qui souhaitent avoir un animal parce qu’ils ne font rien depuis trois mois, on doit évaluer s’ils pourront bien s’en occuper lorsqu’ils seront de retour au travail. On en a refusé plusieurs», convient M. Bourbonnais.

La procédure a également changé. Dorénavant, un formulaire doit être rempli au départ. Une entrevue téléphonique a ensuite lieu, puis un rendez-vous est fixé pour l’adoption.

«Avant, il pouvait y avoir cinq ou six personnes dans la chatterie, mais là, évidemment, c’est une personne à la fois, avec le masque et le lavage de mains», ajoute le directeur de la SPCA.

Ainsi, il peut arriver plus fréquemment qu’un chat désiré ne soit plus disponible. Il est impossible de réserver un animal comme avant.

Perte de 20% des revenus

Durant la pandémie, la SPCA Roussillon a vu ses revenus diminuer d’environ 20%, ce qui ne lui permettait pas d’avoir d’aide gouvernementale qui nécessitait une perte de 30%.

«Sans les activités de financement ou les cliniques de micropuçage, c’est certain qu’il faut trouver de nouvelles façons de faire», admet M. Bourbonnais.

Il ajoute que les dons en argent sont plus que jamais souhaités.

Bien que la SPCA a l’habitude d’avoir «des fonds dans le négatif», l’hiver, elle arrive habituellement à renflouer ses coffres en mars, ce qui n’a pas été le cas cette année.

«Ça ne va pas super bien, mais on n’est pas dans le trouble, dit toutefois le directeur de l’organisme. Il fallait reprendre, c’était le temps.»

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