Le ministre interpellé pour mettre le CISSSMO sous tutelle

Yanick Michaud
Le ministre interpellé pour mettre le CISSSMO sous tutelle
Le comité ainsi que les infirmières épuisées, demandent au ministre de n’écarter aucune solution, dont celle de mettre le CISSSMO sous tutelle, afin de réaliser un vrai changement de culture au sein de celui-ci, de redonner confiance aux employés et à toute la population. (Photo : Le Soleil-Yanick Michaud)

Pointant du doigt une pénurie de personnel créée par le CISSSMO lui-même, le comité de mobilisation de Sauvons le Centre mère-enfant de Valleyfield demande officiellement au ministre de la Santé de mettre l’organisation sous tutelle.

« Le CISSSMO veut justifier sa décision, cette catastrophe, de transférer les accouchements en blâmant le manque de personnel et plus particulièrement le manque d’infirmières. Or, cette pénurie de personnel est le résultat d’une gestion inapte du CISSSMO qui refuse de pourvoir les postes nécessaires et pousse à la démission du personnel surchargé », lance Edith Gariépy, porte-parole du comité.

Il appert selon le comité que de nombreuses infirmières ont postulé récemment pour travailler au CISSSMO. « Dont une infirmière ayant plusieurs années d’expérience en salle d’accouchement. Elle a acquis sa certification Amproob. Le CISSSMO refuse de pourvoir les postes », dévoile-t-on.

Au-delà du problème de recrutement

Le syndicat des infirmières qui a récemment manifesté devant les locaux de l’Hôpital du Suroît répète qu’au-delà du problème de recrutement, c’est la maltraitance par les conditions de travail. « Elles sont à bout de souffle. Elles sont inondées d’heures supplémentaires obligatoires. Le tout depuis déjà trop longtemps. Si bien qu’elles ont finalement décidé de démissionner au cours des derniers mois », affirme Edith Gariepy, en lien avec la présidente du syndicat. Mélanie Gignac lui a confirmé qu’elle continue de recevoir quotidiennement de nouvelles démissions d’infirmières épuisées.

Un premier acte vers une fermeture

Pour le comité, fermer l’unité de naissance de l’Hôpital du Suroît et d’Anna-Laberge pour transférer à Montréal est le premier pas vers une fermeture définitive que le CISSSMO programme pour 2026. Avec l’arrivée du nouvel hôpital moderne et attrayant de Vaudreuil-Soulanges.

« Depuis des années, le CISSSMO nous vend que le nouvel hôpital de Vaudreuil sera la solution miracle à la pénurie. Le béton et les nouvelles technologies attireront de nouveaux employés, mais la gestion des ressources humaines sera-t-elle changée d’ici là ? Pour que ces nouveaux employés restent en place, et ce à la grandeur du CISSSMO et non seulement au nouvel hôpital miraculeux », se questionne-t-on.

Si bien qu’on se questionne pour d’autres services. « Nous demandons au ministre de la Santé d’intervenir en urgence afin de prendre les mesures nécessaires pour empêcher la fermeture prévisible à Salaberry-de-Valleyfield au cours des semaines à venir. Mais aussi de protéger les infirmières et les autres employés qui osent demander des améliorations », demandent ceux qui veulent une vraie réflexion collective et transparente sur les besoins en matière de service de santé de proximité qui sont offerts dans la région.

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