Le pire fléau du cycliste

Le pire fléau du cycliste
(Photo : Michel Thibault)

Environ 200 cyclistes sont attendus ce mercredi à 17h à un « Tour du silence » entre Beauharnois et Sainte-Martine.

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L’activité a été initiée au Texas en 2003 pour rendre hommage aux cyclistes tués sur la route. Depuis, le mouvement a gagné 450 villes dans le monde. Un résident de Sainte-Martine, Yves Trépanier, a décidé d’organiser l’événement dans la région.

Pour l’épauler, il a entre autres approché André Charlebois. Prof d’éducation physique à la retraite, M. Charlebois investit beaucoup de temps et d’énergie dans la promotion du vélo auprès des jeunes, notamment au sein de l’Équipe Vélo Patriotes 1838.

En conférence de presse, jeudi, à l’aréna des Copains de Sainte-Martine, le vétéran sportif éducateur a indiqué qu’il s’était posé une question quand M. Trépanier l’a approché. « Je me suis demandé : est-ce qu’on a besoin de ça ici ? » a-t-il dit. Une mésaventure d’un ami cycliste lui fait répondre par l’affirmative. « J’ai un ami qui s’est fait tasser par un pick-up. Il a failli se faire envoyer dans le champ. C’est un cycliste expérimenté, un homme d’affaires, je suis sûr qu’il ne roulait pas au milieu de la route », a-t-il raconté.

Depuis 20 ans, j’ai franchi quelques dizaines de milliers de kilomètres à vélo dans la région. Je peux vous confirmer qu’il y a encore beaucoup de sensibilisation à faire. Les gestes agressifs délibérés envers moi ont été rares. Je me souviens m’être fait tasser une fois dans l’accotement dans un rang de campagne par un pick-up. La vaste majorité des conducteurs sont courtois à mon endroit.

Par contre, j’ai souvent pensé ma dernière heure venue à cause d’un geste courant des automobilistes que j’attribue à l’inconscience, la distraction ou une quelconque forme de bulle au cerveau.

Une fois qu’ils m’ont dépassé, bien des conducteurs oublient que j’existe. Je ne suis plus dans leur champ de vision alors je ne suis plus. Sur le boulevard D’Anjou à Châteauguay, par exemple, c’est incroyable le nombre de véhicules qui passent à ma gauche et qui tournent ensuite devant moi pour entrer dans le stationnement d’un magasin ou s’engager dans une rue transversale. La plupart ne semble se rendre compte de rien. C’est le plus grand fléau avec lequel je dois composer.

Une fois, je pédalais sur l’accotement sur la 132/138 à Kahnawake. Soudain, je sens une grosse masse à ma gauche. Un VUS qui dévie tranquillement sur moi. Le véhicule a viré à droite pour entrer dans une station d’essence. J’ai pu virer avec sans glisser sous les roues. Je suis allé voir la conductrice pour lui demander gentiment des explications. « Je m’excuse, je m’excuse. Oui je vous ai vu mais je ne pensais pas que vous rouliez aussi vite ! », elle m’a dit.

Hé oui, avec un vélo de route, une petite pente et un vent de dos, on peut facilement rouler 40 ou 50 km/h. Sinon, c’est 30 facile. À retenir la prochaine fois que vous en dépasserez un.

 

 

 

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