Le taux de participation, le plus grand défi du loisir culturel en Montérégie

Par Geneviève Michaud
Le taux de participation, le plus grand défi du loisir culturel en Montérégie
(Photo : Depositphotos)

Un des plus grands défis auquel fait face le loisir culturel en Montérégie est le taux de participation souvent faible, particulièrement du côté du milieu scolaire, où il est parfois à la limite de pouvoir tenir l’activité ou d’offrir le cours.

Selon le Portrait montérégien du loisir culturel produit par Loisir et Sport Montérégie (LSM) en 2019 et dévoilé le 29 juin, le taux de participation aux activités se situe à 66% pour le milieu associatif, 59% pour le milieu municipal et 54% pour le milieu scolaire.

Parmi les répondants sondés par LSM, 27% ont identifié le nombre de participants comme le plus grand défi en loisir culturel, devant la promotion-diffusion (15%), le manque de locaux (10%), le manque de ressources financières (9%), le manque de matériel (9%), la variété des activités (7%), le manque de ressources humaines (5%) et les autres défis (18%).

La méconnaissance du terme «loisir culturel» serait également un obstacle sur le terrain, la majorité des gens ne sachant pas ce qu’il englobe et différents milieux ayant différentes définitions.

Plus difficile dans les petites municipalités

Pour les petites municipalités, qui n’ont pour la plupart pas de Politique culturelle comme c’est le cas à Longueuil, par exemple, LSM note que l’organisation d’activités peut être plus ardue.

«Autant elles veulent offrir une variété d’activités, autant elles veulent répondre aux besoins de la clientèle, explique la conseillère en loisir Aglaé Beaulieu. C’est souvent plus difficile dans les petits milieux.»

«Un élément intéressant qui ressort cependant du portrait est que la clientèle des activités de loisir culturel du milieu municipal est très répartie au chapitre de l’âge, poursuit-elle. C’est positif parce que les municipalités visent tous leurs citoyens.»

Du côté du milieu associatif, la clientèle se fait plus vieille, ce qui pourrait entraîner des problèmes de relève, prévient en revanche LSM.

Selon le portrait, les activités de loisir culturel sont assez variées dans la région, 18% étant reliées aux arts de la scène; 13% à la littérature; 13% à la danse; 12% à la musique; 11% aux arts visuels; 10% au patrimoine; 7% au cinéma et à l’audiovisuel; 4% aux arts numériques; 4% aux médias; 4% à la muséologie; et 2% aux arts du cirque, avec les derniers 3% classés dans Autres.

Plan d’action

À la suite de la production de ce portrait régional, LSM mettre un plan d’action en marche.

«Ce n’est pas le premier plan d’action du genre, explique Aglaé Beaulieu, mais cette fois, il y a un budget attaché au mandat donné par le ministère de la Culture et des Communications aux Unités régionales de loisir et de sport.»

Parmi les actions à venir, on note entre autres la création de répertoires de subventions, de ressources et de fournisseurs; le développement de partenariats régionaux et nationaux; et l’intégration des organismes en loisir culturel au site Web Je Clic Loisir en Montérégie, afin de promouvoir leurs activités.

 

Production du portrait

Dans le cadre du Plan d’action gouvernemental en culture 2018-2023, le ministère de la Culture et des Communications (MCC) a confié des responsabilités en matière de loisir culturel aux Unités régionales de loisir et de sport, dont Loisir et Sport Montérégie (LSM). Leur mandat: poser des actions pour favoriser le réseautage et la concertation; le bénévolat; la formation; et l’expertise-conseil.

Afin de déterminer les bonnes actions à entreprendre, LSM a d’abord voulu tracer un portrait du loisir culturel dans la région, dans les milieux scolaire, municipal et associatif, grâce à des journées de consultation, des rencontres exploratoires et des questionnaires en ligne.

LSM précise que l’échantillonnage constitué de 57 municipalités, 21 écoles et 49 organismes «peut être un biais, car il n’est pas représentatif en fonction de la taille ainsi que de la représentation (rural, urbain, périurbain, associatif, scolaire, etc.)». «Bien qu’il y ait des limites, des grands constats ont pu être dégagés de la consultation», ajoute l’organisation

Définition du loisir culturel

La Mesure d’accompagnement et de soutien aux URLS définit le loisir culturel comme:

  • une activité libre;
  • une activité pratiquée en amateur;
  • une activité qui procure du plaisir à celui qui le pratique;
  • une activité qui lui permet d’exprimer sa créativité;
  • une activité reconnue par le MCC ainsi que par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ).

Le Portrait montérégien ajoute que le loisir culturel est:

  • une activité qui permet aux participants d’être actifs (ex.: faire de la peinture) et non seulement passifs (ex.: aller au cinéma);
  • une activité qui contribue au développement personnel et/ou collectif.

Activités reconnues par le MCC et le CALQ

  • Aménagement culturel du territoire
  • Arts de la scène
  • Arts du cirque
  • Arts numériques
  • Arts visuels
  • Cinéma et audiovisuel
  • Danse
  • Littérature
  • Médias
  • Muséologie
  • Musique
  • Patrimoine
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