Les MRC encouragent le recyclage malgré la crise

Les MRC encouragent le recyclage malgré la crise

Les ballots au centre de tri à Châteauguay sont entreposés dehors.

Crédit photo : Valérie Gagnon

Les MRC de Beauharnois-Salaberry et de Roussillon veulent que les citoyens continuent de faire le geste de recycler même si le centre de tri à Châteauguay éprouve des difficultés financières. 

 « Ces matières entreposées temporairement n’iront pas au dépotoir, elles seront à 100% valorisées», soutient Nicolas Chaput, directeur du service de gestion des matières résiduelles de la MRC de Roussillon. Même son de cloche pour la MRC de Beauharnois-Salaberry. « Les citoyens sont encouragés à poursuivre leur participation à la collecte sélective », indique-t-elle par voie de communiqué. 

Depuis le 1er octobre, les matières recyclées de ces MRC sont entreposées sous forme de ballots au centre de tri Papiers MD à Châteauguay. Cette procédure a été mise en branle afin de réduire les pertes financières du Groupe TIRU qui gère la collecte et le tri des matières recyclables des deux territoires. Le triage se fera plus tard, assure Gilbert Durocher, président du Groupe TIRU et propriétaire dudit centre de tri. C’est à la suite du resserrement des critères d’achat de billes de plastique, du papier et du carton d’emballage recyclés de la part de la Chine en janvier que Groupe TIRU a subi des pertes financières importantes.  M. Durocher ne comprend pas pourquoi les deux MRC (Beauharnois-Salaberry et Roussillon) ne veulent pas rouvrir le contrat quand il existe un programme de remboursement offert par Éco entreprise Québec. « Les montant demandés revenaient à moins de 5 $ de plus sur le compte de taxe des citoyens de ces MRC, dit-il. Les entreprises privées sont préparées à des années moins payantes, mais à cette hauteur-là ; non », tranche-t-il. Le papier recyclé est passé d’une valeur de 120 $ la tonne à 0 $, rend-il compte. Une perte de 5,8 M$ depuis le 1er janvier pour les deux centres de tri situés à Châteauguay et Saint-Hubert a été noté.

 Garder la confiance des citoyens 

Pourquoi ces MRC ne veulent pas rouvrir le contrat? Parce qu’elles ne veulent pas refiler la facture aux contribuables, ont-elles mentionné. 

Par voie de communiqué, la MRC de Beauharnois-Salaberry, indique que «la réouverture du contrat est non-négociable » et que les élus veulent éviter d’augmenter la charge financière des citoyens.  « La MRC s’interroge sérieusement sur l’absence d’initiative et d’avant-gardisme démontré par le Groupe TIRU pendant toute ces années.» Beauharnois-Salaberry maintient une entente de service avec la firme depuis 1992 et évalue la valeur des contrats à plus de 20 M$. L’entente actuelle avec le sous-contractant du Groupe TIRU, Environnement routier NRJ, sera échue le 21 décembre 2020. 

Quant à la MRC de Roussillon, elle assure un suivi chaque semaine auprès de Col Sel Transit, entreprise de collecte du Groupe TIRU. Leur contrat se termine le 30 novembre 2019. « Au cours des prochains mois, la MRC travaillera à rédiger le prochain appel d’offres. Au même titre que tous les autres appels d’offres qui doivent être lancés, l’organisation effectuera une réflexion en ce sens, afin de déterminer les critères qui entoureront ce devis, et ce, afin d’offrir le meilleur service à la population », indique Mélanie Cloutier, coordonnatrice aux communications de la MRC de Roussillon. Depuis 1999, Groupe TIRU est chargé de gérer les matières de ce territoire. 

Beauharnois-Salaberry 

La tonne de matières recyclables collectées est traitée au coût de 40$. 

6500 tonnes de matières recyclables sont récoltées sur le territoire de la MRC. 

Source: MRC de Beauharnois-Salaberry 

Roussillon 

Le coût de traitement pour une tonne de matières recyclables est de 43$ 

Près de 15 000 tonnes sont collectées par année 

Source: MRC de Roussillon

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