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Les professionnels de l’éducation déclenchent une demi-journée de grève

mercredi le 19 mai 2021
Modifié à 11 h 39 min le 20 mai 2021
Par Audrey Leduc-Brodeur

Des milliers de professionnels de l’éducation ont participé à une demi-journée de grève un peu partout au Québec, ce mercredi matin, le 19 mai. À La Prairie, près de 125 employés du Centre de services scolaire des Grandes-Seigneuries ont formé une ligne de piquetage devant l’école secondaire de la Magdeleine. Du côté de Châteauguay, une douzaine de professionnels ont manifesté devant les bureaux de la Commission scolaire New Frontiers. Le Centre de services scolaire des Grandes-Seigneuries avait annulé les cours en avant-midi. Les écoles primaires, secondaires et services de garde de la Commission scolaire New Frontiers ont fermé pour la journée, mais les Centres d'éducation pour adultes offraient des cours en après-midi et en soirée. [caption id="attachment_104386" align="alignnone" width="444"] Daniel Wormeli, orthophoniste et délégué de l’Association de professionnelles et professionnels de la Commission scolaire New Frontiers. (Photo : Le Soleil de Châteauguay - Paula Dayan-Perez)[/caption] Les manifestants dénonçaient «l’impasse» des négociations avec le Conseil du Trésor visant le renouvellement de leur convention collective, échue depuis plus d’un an. Cette grève du personnel professionnel survient également à la suite de l’annonce d’une bonification des conditions salariales des enseignants. «Après le récent rapprochement du gouvernement avec les enseignants, il est temps de montrer que les professionnelles et professionnels, eux-aussi sont importants. Les besoins des jeunes explosent. De nouvelles écoles vont voir le jour sous peu sur notre territoire et, nous avons déjà plusieurs postes vacants», affirme Dominique Gagné, vice-présidente du SPPM-CSQ pour l’unité du CSS des Grandes-Seigneuries. https://dai.ly/x81dm5v Selon le président du SPPM-CSQ Guy Boivin, «le sous-investissement au niveau des ressources professionnelles fait en sorte que l’égalité des chances propre à notre réseau d’éducation est maintenant compromise, car la référence au privé devient de plus en plus fréquente dans nos milieux». Il déplore que l’offre de service en psychologie soit affectée presque partout, compromettant le dépistage et l’intervention en santé mentale. Guy Boivin fait aussi état de nombreux professionnels qui communiquent actuellement avec le Syndicat en disant vouloir quitter la profession. Il cite les résultats d’un sondage à l’effet que 26% des professionnels avaient déjà indiqué, qu’ils voulaient travailler ailleurs. «Rien ne semble pouvoir arrêter cette hémorragie», conclut-il. Pour sa part, le président du Syndicat des professionnelles et professionnels de l'Ouest de Québec anglophone, Dominic Di Stefano, soutient que c’est un problème qui s’étend jusqu’au milieu familial. « Si la tendance se maintient, les parents du Québec devront payer pour les services professionnels qui doivent normalement leur être fournis par l'école, selon la loi. Cela laissera de côté des milliers d'élèves dont les parents devront faire le choix déchirant soit de faire l'épicerie, soit de payer les services dont leur enfant a besoin. Et ça, c'est inacceptable », dit-il. [caption id="attachment_104387" align="alignnone" width="444"] Una Levesque, conseillere en rééducation et Jayme McClintock, agente de développement. (Photo : Le Soleil de Châteauguay - Paula Dayan-Perez)[/caption] La grève touche les professionnels affiliés à la Fédération des professionnelles et professionnels de l’Éducation du Québec (FPPE-CSQ). Certains d’entre eux avaient manifesté en mars à Sainte-Catherine.

Avec la collaboration de Paula Dayan-Perez.

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