Pas de sport dans les écoles jusqu’en octobre au moins

Par Yanick Michaud
Pas de sport dans les écoles jusqu’en octobre au moins
L'équipe des Grenadiers de l'école secondaire Louis-Philippe-Paré devra attendre en octobre avant de jouer.

En vertu du respect du concept des «classes-bulle» dans les écoles de la province, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a émis la directive de repousser le début des programmes sportifs scolaires.

À quelques heures du retour en classe, alors que certains camps préparatoires ont été entamés, le ministre a fait savoir que tous les sports, incluant ceux disputés dans les programmes sport-études, ne seraient pas mis en marche avant au moins le début octobre.

Une nouvelle qui a provoqué une onde de choc pour les directeurs d’école, les parents et au moins 220 000 élèves athlètes au Québec.

Des «classes-bulle» pas très étanches

Ce qui fait ciller plusieurs intervenants sur les réseaux sociaux est le concept des »classes-bulle», qui ne sont pas si hermétiques. Jean-François Roberge explique que la tenue des activités sportives, ou artistiques, en dehors des heures de classe, impliquerait la participation d’écoliers de niveaux scolaires différents et de classes diverses.

Or, pour certains, ces bulles sont défaites dès que le jeune utilise le transport scolaire, vaque dans son noyau familial ou pire, pratique un sport dans une catégorie civile. Parce que les associations sportives peuvent poursuivre les activités amorcées depuis plusieurs mois dans certains cas.

Incidemment, des joueurs de hockey de différents niveaux scolaires se retrouveront sur la même patinoire pour les entraînements ou les matchs pee-wee, ou bantam, par exemple, mais ne pourront le faire dans un cadre parascolaire.

Il faut maintenant transposer cette réalité aux autres sports ou activités culturelles. Football, soccer, badminton, cheerleading, natation ou encore harmonies musicales, troupes de danse ou d’improvisation.

Le ministre de l’Éducation explique que la rentrée doit se faire de manière la plus sécuritaire possible et une fois quelques semaines passées, en évaluant les cas, il sera plus facile de gérer les actions subséquentes.

Cependant, des parents décrient la situation en expliquant que certains élèves du secondaire aiment se rendre à l’école, justement parce qu’ils sont accrochés par la pratique du sport. D’aucun se questionnent sur les décisions prises à la va-vite qui pourraient nuire au développement de plusieurs jeunes de la province.

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Serge Rivest
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Serge Rivest

c’est n’importe quoi, de l’improvisation pur et simple, aucune logique gouvernementale. Ils commencent à perdre des votes avec ce genre de décisions ridicules

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[…] y a quelques semaines, il avait repoussé la reprise du sport dans les enceintes scolaires au 1er octobre. Le lendemain, le 28 août, le premier ministre avait […]