Projet de loi sur la gouvernance scolaire: le système actuel fonctionne bien selon la CSDGS

Par Valérie Lessard
Projet de loi sur la gouvernance scolaire: le système actuel fonctionne bien selon la CSDGS
Marie-Louise Kerneïs. (Photo : (Le Soleil de Châteauguay- Archives))

La présidente de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries Marie-Louise Kerneïs donne «une très mauvaise note» au gouvernement du Québec pour la consultation préalable au projet de loi 40 qui vise à revoir la gouvernance scolaire. 

Dans son mémoire présenté à l’Assemblée nationale le 11 novembre, la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries (CSDGS), se positionne, sans surprise, contre le projet de loi qui vise notamment à transformer les commissions scolaires en centres de services scolaires administrés par un conseil d’administration.

Pour la présidente du conseil des commissaires de la CSDGS, le projet de loi laisse croire que le système d’éducation actuel est mauvais, alors que ce n’est pas le cas selon elle. «On a beaucoup parlé des étudiants immigrants la semaine dernière. Si le système d’éducation est aussi lamentable que ça, ils ne seraient pas intéressés à venir étudier ici», illustre-t-elle.

Faire de l’éducation un projet de société

Mme Kerneïs aurait souhaité qu’il y ait une vaste consultation sur l’éducation au Québec avant de déposer un tel projet de loi. «Pour nous, cela n’a aucun sens d’agir aussi rapidement quand on sait que le réseau de l’éducation actuel atteint les cibles du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, met de l’avant des pratiques innovantes et que l’ensemble des acteurs concernés sont considérés comme étant des parties prenantes de ce système», écrit la Commission scolaire dans son mémoire. Pour Mme Kerneïs, tous les acteurs de la collectivité, qu’ils soient issus du milieu de l’éducation ou non, devraient pouvoir se prononcer sur l’avenir des enfants. «De cette façon, l’éducation deviendrait un véritable projet de société.», souligne-t-elle.

Pour la démocratie scolaire

Bien qu’elle «reconnaisse et déplore» le très faible taux de participation aux élections scolaires (3,59 % en 2014), Mme Kerneïs, croit à l’importance du conseil des commissaires. «Ce n’est qu’avec la démocratie que le rôle de chacun des acteurs concernés par l’éducation prend tout son sens et sa place», lit-on dans le mémoire de la CSDGS.

«Notre rôle est de connaître le milieu, le défendre auprès des politiciens. Je dis souvent à la blague que j’ai les genoux usés à force de demander le l’argent pour des constructions d’école», commente-t-elle.

Le projet de loi 40

Il propose, entre autres, l’abolition du conseil des commissaires et donc les élections scolaires. Il sera remplacé par un conseil d’administration composé de parents, de représentants de la communauté et de membres du personnel. Contrairement aux élections scolaires, seuls les parents d’élèves inscrits à l’école pourront être élus membres de ce CA.

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