Rétrospective 2018 – Février : Il se rend à Cuba faire reconnaître la maladie de Lyme

Par mjbetournay
Rétrospective 2018 – Février : Il se rend à Cuba faire reconnaître la maladie de Lyme
Simon Martin. (Photo:Marie-Josée Bétournay)

Un résident de Beauharnois, diagnostiqué de la maladie de Lyme en 2017 par des médecins américains, est revenu plein d’espoir d’un séjour à Cuba. 

«C’est au-delà de mes attentes», dit Simon Martin. Son court passage en terres cubaines, du 5 au 23 janvier 2018, lui a permis d’ «aller chercher une reconnaissance de la maladie» et de valider ses recherches des dernières années auprès de spécialistes du milieu médical. 

Dans ses bagages, l’homme de 40 ans a apporté un document de 196 pages faisant l’état de la maladie de Lyme et de ses controverses au Québec, aux États-Unis et dans quelques pays d’Europe. «Ils (les spécialistes à Cuba) sont surpris de voir que la situation n’est pas prise au sérieux (ici). Pour eux, c’est un fait scientifique. Pour eux, la maladie est incurable. Elle se transmet sexuellement, par le sang, de la mère au fœtus», mentionne M. Martin. Simon Martin ajoute que là-bas un comité d’études sur la maladie de Lyme a été mis sur pied dans un hôpital spécialisé en infectiologie.  

Pour l’homme, l’espoir se transforme aussi en soulagement de la douleur via de nouveaux traitements qui pourraient dans un avenir rapproché être plus accessibles et offerts à moindre coût. C’est le cas de l’ozonothérapie qui consiste à tuer les bactéries en augmentant le taux d’oxygène dans le sang. 

 Défier les symptômes plutôt que la maladie de Lyme 

 En entrevue, Simon Martin avait la voix éraillée, à cause d’un excès de fatigue, avoue-t-il. À plusieurs reprises durant l’entretien, il s’excuse et prend une pause pour s’hydrater. 

Depuis un certain temps, le résident de Beauharnois concentre son énergie à la diminution des symptômes plutôt que de s’attarder au traitement de la maladie. Pour soulager sa fatigue chronique et ses douleurs musculaires et articulaires, il avale quotidiennement des comprimés pour contrer la douleur et l’inflammation, et appose sur son corps des timbres antidouleur comportant des produits dérivés de la morphine. Depuis novembre, il consomme du cannabis thérapeutique, en petite quantité. Sa posologie initiale était de 3,5 grammes par jour. Il a baissé à 7 grammes par semaine. «Je suis déçu parce que ça ne marche pas. Ça m’aide les journées où je suis courbaturé, mais pas lorsque j’ai des douleurs et de l’inflammation», affirme M. Martin en ajoutant qu’il ne peut cesser de lui-même en raison d’un protocole médical. 

Le grand malade a mis un frein à la prise d’antibiotiques en août. «Tout ce qui se prend par voie orale, j’ai fait le tour. Je préfère refaire mes forces et voir s’il y a d’autres avenues possibles», poursuit-il. Tous les médicaments sont payés par l’assurance collective de sa conjointe Sabrina Verreault-Martin. Simon Martin doit sortir de sa poche les 400 $ américains nécessaires aux suivis médicaux tous les trois mois aux États-Unis. Pour s’assurer d’une bonne qualité de vie, Simon Martin suit un régime alimentaire sans sucre. M. Martin a contracté la maladie de Lyme au milieu des années 2000, à la suite d’une sortie de chasse. 

Simon Martin a assisté le mercredi 7 février, conjointement avec l’Association québécoise de la maladie de Lyme, au dépôt d’une pétition du député et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé publique et de prévention Sylvain Pagé, à l’Assemblée nationale du Québec. La pétition parlementaire demande l’intervention du gouvernement dans la prise en charge des personnes atteintes de la maladie. 

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