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Sophie Thibault, porte-parole : sous le charme de l’Ile Saint-Bernard

le dimanche 12 mai 2024
Modifié à 15 h 40 min le 10 mai 2024
Par Ali Dostie

adostie@gravitemedia.com

La chouette lapone, prise en 2017. (Photo: Gracieuseté – Sophie Thibault)

Depuis plusieurs années que le charme de l’île Saint-Bernard opère auprès de la chef d’antenne de TVA/LCN Sophie Thibault, qui sera à nouveau la porte-parole de la soirée-bénéfice d’Héritage Saint-Bernard, le 5 juin. De l’environnement paisible aux dizaines d’espèces d’oiseaux et de bêtes qui ont élu domicile au refuge faunique, tout a pour plaire à celle qui se passionne de photographie animalière.

«Ça va sembler ésotérique, mais la première fois que je suis allée à l’île Saint-Bernard, j’étais très sensible à l’environnement, raconte Mme Thibault. Le nord et le sud, les ondes… Et j’ai vu des animaux un peu partout. Ce foisonnement, ça m’a frappée. Et même les installations, avec le petit café, c’est charmant. Tout me parlait. J’ai vibré!» 

(Photo: Gracieuseté – Sophie Thibault)

La grande biodiversité et la variété des environnements qu’offre le refuge plaisent aussi à la chef d’antenne, des marécages à la forêt, en passant par les digues.  Sans compter le caractère patrimonial des lieux, avec notamment le Manoir d’Youville et le moulin du 17e siècle.

Son coup de foudre s’applique même à l’équipe d’Héritage Saint-Bernard. «Bien honnêtement, j’en ai connu, des gens d’organisations, et c’est une très belle gang. Ils croient en leur mission et le message passe très bien.»

Héritage Saint-Bernard poursuit une mission de protection, de mise en valeur de milieux naturels et d’éducation à l’environnement.

 (Photo: Gracieuseté – Sophie Thibault)

Chouette et jaseur

(Photo: Le Soleil - Archives/Gracieuseté)

Avec ses 223 hectares, le refuge faunique offre un magnifique endroit «à dimension humaine» pour simplement prendre une marche en nature ou faire de la photo.

Bien que sa dernière visite au refuge date un peu – depuis qu’elle réside à Saint-Bruno-de-Montarville, le parc La Frayère à Boucherville fait davantage partie de ses endroits de prédilection –, Mme Thibault aime s’y rendre tôt, afin de s’y retrouver pratiquement seule et profiter de la lumière matinale pour photographier diverses espèces d’oiseaux.

Aigrette blanche, mésange bicolore, carouge nuagique, oriole de Baltimore, cerf et même raton laveur font partie de son vaste album de photographies prises lors de visites au refuge.

Sa «prise» d’une chouette lapone, en 2017, demeure à ses yeux une sortie mémorable. «On avait entendu qu’il y avait une chouette lapone. Il y avait des autobus de photographes venus des États-Unis pour la trouver! J’étais avec François Couture, et on l’a eue! Elle était toute droite sur le bout d’une branche.»

La palme revient toutefois à sa rencontre avec un jaseur boréal, photographié en 2015. «Je ne portais pu à terre, j’étais collée au plafond!» s’exclame-t-elle.

Le jaseur boréal. (Photo: Gracieuseté – Sophie Thibault)

Au-delà de la branche

Sophie Thibault a découvert la photographie animalière il y a une douzaine d’années. Sa collection de photos compte entre 3000 et 4000 espèces; des photos prises au Québec, mais aussi lors de divers voyages, comme au Costa Rica ou en Guadeloupe. 

Pourtant, elle estime qu’elle en apprend encore. 

Au fil des années, il est certain que les défis qu’elle se donne se corsent. «Au début, tu es contente de juste pogner l’oiseau!, relate-t-elle. Toutes les photos se ressemblent : un oiseau sur une branche, généralement dans le même sens, la tête vers la gauche!»

«Mais ensuite, il faut que tu te dépasses, poursuit-elle, que tu réussisses quelque chose de différent, pour ne pas devenir blasée.»

Ça signifie des oiseaux en mouvement, des ailes déployées, des moments bien précis, des comportements, que ce soit la mésange qui nettoie son nid, le processus de nourrissage, une maman qui donne une boule de régurgitation à son oisillon, une bernache sur son nid… 

Des hirondelles (Photo: Gracieuseté - Sophie Thibault)

Ou encore, depuis un kayak, un huard juste au moment où il prend son envol.

Soirée-bénéfice

Porte-parole de la soirée-bénéfice d’Héritage Saint-Bernard, Mme Thibault estime que l’appui de la communauté à sa mission «est indispensable pour que cette équipe remarquable puisse poursuivre son travail pour la protection de l’environnement».

L’objectif est d’amasser 25 000 $. La soirée est précédée d’un mois de financement, pendant lequel Héritage Saint-Bernard espère récolter 15 000 $.

La directrice générale Marie-Hélène Dorais rappelle que l’organisme ne bénéficie d’aucun soutien récurrent à la mission de la part du gouvernement. «Nous profitons de cette soirée pour mettre en valeur notre mission et l’urgence d’agir», dit-elle notamment. 

À la soirée de réseautage sera présentée «Sous les projecteurs : le refuge faunique Marguerite-D’Youville», une courte conférence de Dominic Gendron, directeur à la protection et aménagement du territoire chez Héritage Saint-Bernard. De l’animation, des tirages et un encan silencieux sont prévus.

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