Soumissions beaucoup plus élevées que prévu pour l’usine de biométhanisation

Par Michel Thibault
Soumissions beaucoup plus élevées que prévu pour l’usine de biométhanisation
(Photo : Archives)

(English follows) Les propositions d’entreprises pour concrétiser une usine de biométhanisation qui convertirait en énergie les déchets organiques des citoyens de la région ont largement dépassé les prévisions.

En décembre 2016, le coût était estimé à 48 M $. À l’issue du processus d’appel d’offres terminé le 10 septembre, deux entreprises se sont qualifiées. Suez-Ganotec a présenté une proposition s’élevant à près de 140 M $, et Investissements Maple Reinders inc. et Vision Biologique inc., une offre à 158 M $. C’est presque le triple de l’estimation annoncée par BioM en décembre 2016.

Bruno Tremblay

BioM c’est la Régie intermunicipale de valorisation des matières organiques de Beauharnois-Salaberry et Roussillon, créée pour implanter l’usine qui doit desservir les citoyens des 18 villes des MRC de Beauharnois-Salaberry et de Roussillon. Un territoire qui s’étend de La Prairie à Salaberry-de-Valleyfield.

«Si on regarde les chiffres, tout le monde tombe sans connaissance», a fait part Bruno Tremblay, président de la Régie et maire de Beauharnois, en entrevue au Soleil de Châteauguay le 6 novembre.

Il a nuancé en disant que, pour l’instant, seuls les montants des propositions ont été déposés au conseil de la régie. Reste à voir en détails ce que les soumissionnaires proposent, a souligné Bruno Tremblay. «Nous n’avons pas encore eu les rapports techniques. Nous devons les obtenir en novembre. Il faut connaître tous les tenants et aboutissants pour prendre une décision», a-t-il considéré.

« Avec un projet d’une telle envergure, et avec l’information qui nous a été fournie séance tenante, mes collègues du conseil d’administration et moi-même avons pris la décision de reporter à une date ultérieure notre décision d’adjuger le contrat », a-t-il exprimé dans un communiqué diffusé sur le site internet de Biom.

Le projet

Selon le plan de match de départ, l’usine devait être opérationnelle en 2019 dans le parc industriel de Beauharnois. Les déchets de table, rognures de gazon et feuilles mortes des 225 000 résidents des MRC de Roussillon et de Beauharnois-Salaberry y seraient dirigés pour être convertis en biogaz et en compost. Les gouvernements payent 60 % de la facture.

Les déchets organiques représentent entre 50 et 60 % du tonnage des matières dirigées vers les dépotoirs.

En attendant la réalisation de l’usine, les deux MRC ont décidé d’implanter une collecte de déchets organiques dès l’automne 2019. Le contenu des bacs bruns des citoyens sera traité à Lachute sur un site de compostage autorisé de la firme GSI Environnement, une division d’Englobe.

58 M $ à Varennes

Une usine de biométhanisation construite à Varennes en 2016 pour desservir une population de 235 000 personnes réparties dans 27 municipalités a représenté un investissement de 58 M$, selon la Ville de Varennes.

Biomethanization plant project costs three times more than forecast

Michel Thibault  Translation Dan Rosenburg

mthibault@gravitemedia.com

The proposals of enterprises to finalize a biomethanization plant which would convert into energy the organic waste of citizens of the region largely surpassed the forecasts.

In December of 2016, the cost was estimated at $48 million. As the result of the call for bids process which ended on September 10, two enterprises qualified. Suez-Ganoteca presented a proposal amounting to nearly $140 million, and Maple Reindersinc Investments and Vision Biologique Inc., made an offer of $158 million. This was almost triple the estimate announced by BioM in December of 2016.

BioM is the intermunicipal valorization Board for organic materials from Beauharnois-Salaberry and Roussillon, created to implement the plant which must service the citizens of 18 towns in the MRCs Beauharnois-Salaberry and Roussillon. It’s a territory which stretches from La Prairie to Salaberry-de-Valleyfield.

‘’If we look at the figures, everybody faints,’’ explained Bruno Tremblay, president of the Board in an interview with Le Soleil on November 6.

He shaded that statement by saying that, for now, only the amounts from proposals  deposited at the board’s council meeting have been mentioned. It remains to be seen in detail what the bidders propose, Tremblay emphasized. ‘’We have not yet had the technical reports. We must obtain them in November. We have to know all the circumstances and details in order to make a decision,’’ he noted.

‘’With a project of such scope, and with the information that has been provided to us, my colleagues on the board of directors and myself have made the decision to postpone until a later date our decision to award the contract,’’ he expressed in a communique posted on the BioM website

The project

According to the original game plan, the plant had to be operational in 2019.  Table scraps, grass clippings and dead leaves from the 225,000 residents of the Roussillon and Beauharnois-Salaberry MRCs would be directed to be converted into biogas and compost. The governments pay 60% of the bill.

The organic waste represents between 50 and 60% of tons of materials directed towards the dumps.

While awaiting the production of the new plant, the two MRCs have decided to implement a collection of organic waste in the autumn of 2019. The content of brown bins from citizens will be treated in Lachute on a composting site authorized by the GSI Environment firm, a division of Englobe.

 $58 million at Varennes

A biomethanization plant built in Varennes in 2016 to serve a population of 235,000 people spread over 27 municipalities represented an investment of $58 million, according to the City of Varennes.

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Michel Miller
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Michel Miller

Un article paru récemment sur l’usine de bio méthanisation de Varennes mentionne un coût de 59,1 Millions de dollars pour desservir une population de 225000 habitants répartie dans 27 municipalités. Pourquoi des soumission 2.5 fois supérieures ?

Etienne
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Etienne

Il n’y a aucune rentabilité dans ce projet, il y beaucoup trop d’usines prévus sur le territoire de la Montérégie pour le peu de matière organique par habitant et encore moins d’octobre à mai pendant la période d’hiver. Si on regarde ce que ça va coûter en infrastructure, transport et pour les bacs bruns, le bilan environnemental va être négatif et dommageable pour l’empreinte carbone et environnemental. Ca va juste engraisser des dirigeants bien payés et des corporations lucratives. Selon la logique les matières devraient être envoyés vers l’usine de Varenne pour la biométhanisation et ou en alternance à Lachute.