Tentative de garder ses contrats par un moyen détourné

Par Patricia Blackburn
Tentative de garder ses contrats par un moyen détourné
Un camion dans la cour de Mélimax à Châteauguay. (Photo : Le Soleil de Châteauguay-Archives)

Selon ce que La Presse rapporte, le propriétaire du Centre de tri Mélimax, dont les entreprises ont été bannies en janvier des contrats publics (RENA), tenterait de transférer ses activités à sa conjointe.  

Dans un article publié le 14 mars, La Presse indique que le propriétaire de Mélimax, Mario Landry, aurait avisé les municipalités qui ont des contrats avec son entreprise que les activités de celle-ci pourraient être prises en charge par l’entreprise Récupération Rouville. Or, cette compagnie de Chambly, qui opère sous différents noms (Récupération Rouville, le Géant du conteneur, Conteneurs Rouville) appartient à Bianca Freeman, la conjointe de Mario Landry. 

Cette manœuvre ne serait toutefois pas interdite par la loi. La Ville de Montréal, pour laquelle Mélimax assume divers contrats liés, entre autres, à la gestion des matériaux secs, a toutefois dit avoir un «malaise» avec la situation. Elle aurait, toujours selon La Presse, avisé l’Autorité des marchés financiers à cet égard puisque rien dans la loi actuelle «ne permet d’écarter un fournisseur qui a des liens familiaux avec un entrepreneur banni 

Perte de plusieurs millions 

Dans la région, Mélimax a renouvelé, en mai 2018, le contrat de gestion de l’écocentre pour la Ville de Châteauguay (1,7 M$). Sa filiale Mélimax Transport assume également un contrat pour la location de conteneurs à l’écocentre de Beauharnois (1,3 M$).  

Son inscription au RENA force les organismes publics qui ont des contrats avec elle, dont les villes ci-haut mentionnées, à se tourner vers d’autres fournisseurs. Mélimax risque donc de perdre beaucoup d’argent s’il perd ces contrats. 

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