Un Martinois dénonce le temps de réponse de l’ambulance

Par Valérie Gagnon
Un Martinois dénonce le temps de réponse de l’ambulance
(Photo : Valérie Gagnon)

À la suite d’une expérience qui lui a causé beaucoup de stress, Erick Ouellet, de Sainte-Martine, trouve que le temps de réponse des ambulanciers est trop long. La CETAM (Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie) fait le point.

Le 19 octobre, M. Ouellet a fait appel au service ambulancier pour que sa conjointe soit transportée à un centre hospitalier parce qu’elle manquait d’air. Il déplore que les paramédics soient arrivés 30 minutes après son appel.

« L’ambulancière me confiait qu’il y avait qu’une seule ambulance pour couvrir le territoire. Si ma compréhension est bonne, le territoire s’étend de Sainte-Martine à la frontière et de Hemmingford à près de Salaberry-de-Valleyfield, commente-t-il. Imagine un accident de la route impliquant 5, 6 ou 7 victimes, ils vont faire quoi avec juste une ambulance? 30 minutes d’attente pour un appel d’une personne en détresse respiratoire c’est inacceptable! Quand j’ai appelé, elle venait de manquer d’air. Si ça s’était produit une autre fois durant l’attente, je n’ai aucune idée des conséquences que ça aurait pu avoir », laisse entendre le Martinois.

En Montérégie, le groupe Alerte-Santé est responsable de la gestion des signalements d’urgence et offre de l’assistance médicale à l’appelant avant l’arrivée des ressources préhospitalières.

Claude-Marie Hébert, coordonnatrice qualité de service et maintien des compétences de Groupe Alerte-Santé, affirme que pour ce cas, l’assignation des ressources a été faite en respectant les normes en vigueur. « Suivant l’analyse en assurance de la qualité, la description de la situation a été évaluée de façon conforme aux normes d’application du protocole médicalisé et la priorité associée représente bien la situation telle que décrite par l’appelant, soit une respiration anormale sans détresse », illustre-t-elle. Selon ses documents, dans cette situation, le délai d’intervention était de 23 minutes.

Une ambulance de plus

Récemment, un investissement supplémentaire de 2,5 M$ dans les services reliés aux soins préhospitaliers d’urgence en Montérégie a été alloué par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Ce montant a permis l’ajout d’une ambulance dans le secteur de La Prairie.

« Ayant une ambulance de plus de disponible, elle risque d’améliorer la couverture ambulancière du secteur et ainsi diminuer le temps de réponse. Les futurs statistiques pourront nous en dire plus », soutient Alexandre Gervais, relationniste et paramédic à la CETAM.

La CETAM en bref

-En 2018, le temps moyen de réponse d’une ambulance de la CETAM est de 8 minutes 28 secondes.

-La superficie du territoire couvert par l’organisme est de 2700 kilomètres carrés.

-Plus de 65 000 appels sont reçus annuellement.

-Les villes de Châteauguay, Mercier et Beauharnois sont couvertes par six quarts de travail répartis sur 24 heures.

-Le secteur de Sainte-Martine est couvert par la caserne à Ormstown avec trois quarts de travail répartis sur 24 heures.

(Source : CETAM)

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JoeIsabelleBb Recent comment authors
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Bb
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Bb

Ça nous est arrivé en septembre à Ste-Martine également et la personne était inconsciente. J’ai dû appeler à nouveau. En plus, rendus dans l’ambulance dans laquelle nous n’avions pas le droit d’embarquer, les ambulancières ont demandé à la personne, qui était à ce moment-là consciente, la façon dont elle payer son compte pour le transport. C’est absurde.

Isabelle
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Isabelle

Au pire les Premiers répondants de Beauharnois auraient pu y aller ou peut-être les pompiers

Joe
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Joe

Les premiers répondants ou les pompiers ne remplaceront pas des professionnels en santé que sont les paramédics. Ce sont des ambulances qu’il faut, les ressources manquent depuis des années un peu partout mais on ne crie au loup que lorsqu’il est trop tard.