«Une pandémie disparaît d’elle même en 18 à 24 mois», croît le microbiologiste Marc Hamilton

«Une pandémie disparaît d’elle même en 18 à 24 mois», croît le microbiologiste Marc Hamilton
Marc Hamilton (Photo : Gracieuseté)

Marc Hamilton est à la tête d’une entreprise reconnue mondialement, avec 500 employés, dont plusieurs microbiologistes. Il explique qu’un virus, plus souvent qu’à son tour, disparaît de lui-même au bout de 18 à 24 mois. Il ne croît pas que les doses de vaccins reçues actuellement au Québec pourront à elles seules ralentir la pandémie, puisque le nombre est trop minime pour avoir un réel impact.

« Il faut au moins 66% de la population qui soit vaccinée, pour que le processus soit efficace, et ce, le plus rapidement possible avant qu’il se permute, comme les souches qui proviennent de 2 autres continents actuellement », affirme-t-il.

« Historiquement parlant, une pandémie perdure entre 18 et 24 mois, comme la grippe Espagnole, entre autres. Souvent, au bout de cette période, le virus meurt de lui-même, mais il se transforme», ajoute l’expert.

Se tenir à 2 mètres ?

M. Hamilton explique qu’une distanciation de deux mètres entre les gens ne serait pas une mesure suffisante pour cesser la propagation du virus dans des endroits clos. Surtout pas en hiver, avec le taux d’humidité propice pour ce type de virus, mais également au manque d’aération dans plusieurs endroits, et aussi le fait que les gens se retrouvent moins dehors en temps froids. Le virus pourrait rester dans l’air plus longtemps que les gens ne le croyaient au départ, sans oublier la mutation..

«Il faut s’attaquer au virus rapidement. C’est certain que cet été nous retrouverons un certain calme, mais l’hiver prochain, il reviendra si nous ne sommes pas vaccinés.»

Un homme proactif

Marc Hamilton ne cesse de vouloir innover et avancer. Il est déménagé de Sept-Îles en 2008, et est maintenant président de l’entreprise Eurofins/Groupe EnvironeX, le plus grand bureau d’analyse sous contrôle québécois. La pandémie lui a d’ailleurs donné l’idée d’une nouvelle invention, un gel à mains antiseptique, hydratant et avec une odeur parfumée.

« Je n’étais plus capable des désinfectants à l’odeur de gin ou de Tequila», lance-t-il en riant.

Article de Karine Lachance, Ma Côte-Nord, Initiative de journalisme local

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Moi
Moi
3 mois

Au moins il y a de l’espoir. Nous avons tous hâtes que toutes ces mesures sanitaires qui nous pourrissent la vie disparaître.