Une première femme récipiendaire du Prix Reynald-Piché 2020

Une première femme récipiendaire du Prix Reynald-Piché 2020
L’artiste Louise Page et l’œuvre baptisée Fastueuses immondices, sculpture fait d’objets récupérés, de moulages et recouvert d’époxy, présentement exposée au bistro culturel Coeur de Village. (Photo : Gracieuseté)

La peintre et sculptrice Louise Page, de Sainte-Martine, devient la première femme à se voir attribuer le Prix Reynald-Piché, cette prestigieuse reconnaissance artistique annuelle attribuée par le Conseil de la Culture de la MRC de Beauharnois-Salaberry.

L’identité du récipiendaire pour 2020 a été rendu publique à l’occasion de l’assemblée publique du conseil des maires de la MRC qui s’est tenue le mercredi 16 septembre.

L’artiste qui redonne vie à la matière

Native de Montréal, mais martinoise d’adoption, Mme Page peut être considérée comme étant « l’artiste qui redonne vie à la matière ».

Dans le texte qui décrit son parcours professionnel, elle écrit : « Ma principale préoccupation est la récupération. J’utilise donc les matériaux que je trouve pour créer des objets de réflexion. Pour moi, travailler avec des objets issus de la récupération est primordial. (…) Certains ont peine à croire ce qu’il est possible de faire avec de supposés déchets ! ».

Autodidacte de formation, Louise Page peint et sculpte depuis 1975. Comme l’affirme son bon ami André Desrochers, lui-même récipiendaire 2018 du Prix Reynald-Piché : « Depuis le début de sa carrière, elle participe à de nombreux festivals, colloques et symposiums qui se tiennent à l’extérieur de Beauharnois-Salaberry. En ce sens, elle fait rayonner la région au-delà des frontières. Elle a exposé et / ou participé à des événements à Montréal, Québec, Chicoutimi, Saint-Lambert, Deux-Montagnes, Matane et même à Montpellier (France) où elle a tenu une rétrospective de ses oeuvres transportables, ainsi que 2 expositions itinérantes Québec en 3 D à Paris, Cannes et Lyon ».

Engagée et reconnue par ses pairs

Quiconque connaît intimement l’artiste récipiendaire sait combien elle est une femme engagée. Elle a été présidente de l’Association pour le développement des arts visuels de Montréal, membre fondatrice du Regroupement des artistes en arts visuels du Québec, présidente du Conseil de la sculpture du Québec (pour lequel elle a depuis été nommée « Membre honoraire ») et plus récemment fondatrice de l’Astelle blanc, devenu le bistro culturel Coeur-de-Village à Saint-Isidore, et tout récemment cofondatrice, avec la peintre Sonia Laurin, de GUELART, un nouveau Centre d’artistes autogéré et lieu de diffusion pour les artistes de la région.

L’oeuvre Chef de meute, faite de bois flotté, contreplaqué usagé et redécoupé, présentement exposée aux chutes des sept soeurs à Grenville-sur-la-Rouge. (Photo Gracieuseté)

À cette impressionnante feuille de route s’ajoutent un palmarès de plus d’une quarantaine de participations à des expositions de groupes depuis 1980, ainsi qu’à une dizaine d’expositions individuelles.

Mme Page a aussi remporté de nombreux prix, mentions et bourses, notamment une mention spéciale au Symposium international des sculptures environnementales de Chicoutimi, un prix au Festival international des arts Art to wear au Palais des Congrès et plus récemment une bourse du CALQ en 2017 pour le projet « À la rencontre des Voisines », dont elle a été l’instigatrice, et une bourse Desjardins pour la culture du Fonds culturel de la MRC pour le projet « Bijoux monumentaux ». (M.P.)

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