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VIDÉO-Crise du logement : l’aide des gouvernements réclamée

mercredi le 31 mars 2021
Modifié à 16 h 17 min le 31 mars 2021
Par Valérie Lessard

https://www.dailymotion.com/video/x80bhrx Un logement 3 ½ à 1000$/mois à Saint-Constant, des 4 ½ récents à 1350 $/mois à Châteauguay et Mercier, un 3 ½ à 1300 $/mois à Sainte-Catherine… Virginie Bernier, de la Corporation de développement communautaire Roussillon, énumérait l’offre actuelle de logements disponibles dans le secteur en conférence de presse le mardi 30 mars. Accompagnée d’organismes en habitation de la MRC de Roussillon, elle implore les différents paliers de gouvernement d’intervenir rapidement sur l’actuelle crise du logement dans la région. L’Office municipal d’habitation de Châteauguay, le Comité de logements Rive-Sud, la Fédération régionale des OBSL d’habitations de la Montérégie et de l’Estrie(FROHME) et le Groupe de ressources techniques Rive-Sud craignent que le scénario survenu l’été dernier ne se répète. À lire aussi : La MRC de Roussillon instaure une ligne d’aide au logement Des organismes dénoncent un manque cruel de logements sociaux dans la région En 2020, une ligne d’urgence avait été mise sur pied à la dernière minute par la MRC de Roussillon pour aider les citoyens à se trouver un logement alors que le 1er juillet approchait. 80 ménages y ont fait appel selon Bertrand Loiselle, directeur de l’OMH de Châteauguay. Parmi les gens qui ont eu recours à ce service, plusieurs étaient des femmes ayant immigré récemment qui ont un salaire entre 40 000 $ et 45 000 $. «Ce sont des gens qui travaillent, mais qui d’un coup, dramatiquement, pour X raisons, voient leur condition de vie diminuer, parce que chaque mois, il va falloir mettre 200, 400 piasses de plus sur le loyer», déplore M. Loiselle. À lire aussi : Des femmes aussi éprouvées par la crise du logement [caption id="attachment_101785" align="alignnone" width="444"] Dans l'ordre habituel, Elie Gravel, Groupe de ressources techniques Rive-Sud, Martin Bécotte, FROHME, Virginie Bernier, CDC de Roussillon, Bertrand Loiselle, OMH Châteauguay, Stéphane Moreau, Comité logement Rive-Sud (Photo : Gracieuseté)[/caption] La région fait face à deux problèmes selon les organismes : l’offre de logement n’est pas suffisante et les prix sont trop élevés pour bien des ménages. Stéphane Moreau, du Comité logement Rive-Sud, explique ce phénomène notamment par la spéculation qui est en cours. «On voit beaucoup de flips immobiliers. Des gens louaient une maison, mais les propriétaires veulent la reprendre et, bien entendu, la revendre à meilleur prix. On voit aussi plusieurs reprises de logements», explique-t-il. Il évoque le télétravail qui a pris de l’ampleur qui pourrait avoir incité des propriétaires à vouloir habiter une maison sur la Rive-Sud, ressentant moins le besoin de se déplacer dans la métropole. Quant à la faible offre locative sur le marché, Martin Bécotte, directeur de la FROHME, rappelle qu’en 5 ans, le taux d’inoccupation des logements est passé de 3 % à 1 % dans la plupart des villes de la MRC. À Saint-Constant, le taux d’inoccupation est de 0,5 %. Des mesures proposées Les organismes s’attendent à ce que la crise du logement s’aggrave dans les prochains mois. Ils demandent aux différents paliers de gouvernement de mettre sur pied un comité de mesures d’urgence «avec de réels moyens financiers et opérationnels et un engagement des acteurs de la communauté». Ils réclament le retour de la ligne d’urgence, d’assurer la pérennité du Refuge Grands-Froids à La Prairie, mis sur pied cet hiver, de susciter l’adhésion des villes au Programme de supplément au loyer d’urgence, de soutenir de nouveaux projets d’hébergement pour les femmes victimes de violence et de permettre la réalisation d’un projet de 26 logements à Châteauguay qui n’a pas reçu de financement du fédéral. Le milieu communautaire propose aux gouvernements provincial et fédéral ainsi qu’aux municipalités de faire du logement «un grand chantier territorial» et de travailler ensemble. «Ce renvoi de balle là nous positionne dans l’état actuel des choses où on vit pleinement la crise. (…)Il faut qu’à la portée de ce qu’ils peuvent faire, vraiment selon leurs responsabilités, qu’ils puissent le plus rapidement possible développer des logements sociaux», commente Virginie Bernier.

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