La détention immédiate pour André Thibeault

Par Denis Bourbonnais
La détention immédiate pour André Thibeault
André Thibeault. (Photo : Tirée de Facebook)

A la suite de nouvelles plaintes portées par de présumées victimes d’agressions sexuelles, le juge Marie-Chantale Doucet a ordonné la détention immédiate pour le pédophile André Thibeault, qui a comparu le jeudi 11 avril au Palais de justice de Valleyfield.

L’homme de 69 ans avait déjà plaidé coupable en janvier à quatre chefs d’accusation en lien avec des crimes à caractère sexuel perpétrés à l’endroit d’un jeune adolescent de en 1994 et 1995, à Beauharnois. En attente de sa sentence, l’ex-résident de Salaberry-de-Valleyfield et de Mercier a été de nouveau arrêté par les policiers de la Sûreté du Québec, le 9 avril, lorsque d’autres présumées victimes abusées au cours des années 1983 à 1985 ont dénoncé des infractions alléguées commises par le pédophile.

Des plaintes additionnelles déposées mercredi ont porté à 7 le nombre de présumées victimes et à 10 le total des chefs d’accusations pesant contre l’ancien entraîneur de hockey et moniteur de conduite automobile.

Opposée à la remise en liberté

La juge Marie-Chantal Doucet s’est référée à la sentence prononcée en Cour supérieure à l’endroit de l’ex-entraîneur de ski Bertrand Charest pour justifier sa décision de s’objecter à la remise en liberté de l’accusé. «L’intégrité sexuelle de multiples victimes a été atteinte. Vous avez posé des gestes aussi inclusifs que la masturbation et la fellation. Je comprends que votre vie vient de changer drastiquement mais je n’ai pas le choix», a-t-elle fait valoir.

La procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Kim Émond, a précédemment communiqué des révélations troublantes faites par des présumées victimes qui sont restées traumatisées par les agressions sexuelles commises à Salaberry-de-Valleyfield au milieu des années 80.

Les événements se seraient produits notamment à la piscine lors de partys d’équipes de hockey, dans la chambre des joueurs, le sous-sol de la maison familiale de victimes et même pendant des sessions de conduite. Selon les témoignages, André Thibeault gagnait la confiance des membres de la famille avant d’agresser ses victimes.

L’avocate de l’accusé, Me Martine Thibodeau a demandé la remise en liberté de l’homme qui réside maintenant à Drummondville. Me Thibodeau a argumenté que les incidents remontaient à environ 35 ans, que M. Thibeault a déjà suivi une thérapie de 21 mois, qu’il a gardé une bonne conduite par la suite et qu’il a pu reprendre sa liberté après avoir plaidé coupable en janvier dernier.

La juge Marie-Chantal Doucet a plutôt montré le chemin du pénitencier à André Thibeault qui reviendra devant le tribunal le vendredi 26 avril pour la suite des procédures.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Notifier de