La Meute se présente comme un groupe de citoyens identitaires

La Meute se présente comme un groupe de citoyens identitaires
La Meute est présente depuis trois ans dans la région. Quatre membres ont expliqué qui est ce groupe et ce qu’il revendique. (Photo : Éric Tremblay)

La Meute a hurlé un premier coup dans la région lors de la campagne électorale.

Le groupe de citoyens identitaires, étiquette que ses membres acceptent, comprend 700 membres en Montérégie. Plusieurs ont peur de ses membres qui s’affichent avec une «patch». Ceux-ci se présentent comme un rassemblement pacifiste qui défend sa culture et ses valeurs.

Le clan 16, qui représente la Montérégie, avoue ne pas avoir été très actif avant les élections provinciales. Ses membres ont été vus lors de la visite de Jean-François Lisée le 23 septembre à Valleyfield. «On avait la mission Couillard dehors, soutiennent Steeve «L’Artiss» Charland et JC De Guise. On revendiquait contre la politique libérale multiculturaliste. La Meute est d’accord avec l’immigration; mais elle est contre celle qui est illégale et sauvage. »

Quatre représentants sont venus au bureau au journal Le Saint-François le 4 octobre. Ils sont en tout 700 en Montérégie tandis qu’on compterait 40 000 membres au Québec. M. De Guise a trouvé dans ce groupe un véhicule pour manifester son désaccord contre la corruption dans l’État et le fait que le Québec soit la province la plus taxée au pays. M. Charland, hurlait seul depuis 30 ans; il a trouvé un gang qui hurlait comme lui. «On est tous des mères et des pères de famille, affirme M. De Guise. On est des gens du peuple. »

Et ce groupe identitaire met de l’avant la Charte des droits et libertés et la laïcité. «On est contre le cours d’éthique et culture religieuse qui est une porte d’entrée fédérale multiculturaliste, indique L’Artiss. On pense que ce sont les dirigeants, en acceptant l’immigration illégale comme à Lacolle, qui ouvrent les portes au problème. »

La Meute a 17 points de revendications, dont 9 provinciaux. Ils concernent notamment la protection des frontières, un programme d’intégration des immigrants en région ou un autre pour contrer l’exode des immigrants. JC et Steeve étaient donc heureux de l’annonce faite par la CAQ le 3 octobre, sur son opposition au port de signes religieux pour les employés de l’État.

 Pas d’extrême droite

La Meute a été formée par d’anciens militaires, qui, une fois revenus d’Afghanistan, ont constaté que les aberrations vécues au Moyen-Orient se reproduisaient ici.

Ceux qui souhaitent regrouper les citoyens autour de la question identitaire accusent les médias de les avoir catalogués. «Les médias sont très à gauche, note M. Charland. C’est difficile d’organiser des choses parce qu’en étant catalogués ainsi, l’extrême gauche nous met des bâtons dans les roues en menaçant les gens de représailles s’ils nous louent un local entre autres choses. »

La Meute dit avoir organisé des collectes pour la Croix rouge ou les enfants de la DPJ; les dons ont cependant été refusés puisqu’elle est associée à l’extrême droite.

Le groupe affiche sa patte de loup sur casquette, chapeau ou vestes de moto. Ce dernier item a souvent amené les gens à les confondre avec un groupe de motards criminalisés. «À Saint-Tite, on a voulu nous expulser ou nous exiger de retirer nos vestes, explique L’Artiss. Mais en raison de la Charte des droits et liberté, ils n’ont pas pu. On n’est pas criminel et on a droit d’association. »

Trudeau dehors

La dernière campagne électorale a permis à la Meute d’afficher davantage ses couleurs et sa mission. Les membres du groupe interviewés sentent que les médias sont plus enclins à les écouter.

La prochaine mission du groupe est «Trudeau dehors». On verra donc ses membres actifs à la prochaine campagne fédérale en 2019. D’ici là, ils resteront vigilants aux propositions de la CAQ.

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