Sauver la planète : ça existe encore des thermos ?

Par Michel Thibault
Sauver la planète : ça existe encore des thermos ?
Une boîte de jus dans le décor d'une école. (Photo : Michel Thibault)

La température du corps humain augmente quand il souffre d’une infection. La fièvre vise à faciliter l’élimination des microbes toxiques.

«Ça existe encore des thermos ?»

Ironiquement, le réchauffement de la planète menace l’être humain qui se comporte sur Terre comme une bactérie nocive. Et c’est lui-même qui cause le phénomène.

La conscience de notre impact sur l’environnement commence à s’éveiller, secouée par les jeunes. L’adolescente Greta Thunberg en tête, ils étaient des centaines de milliers dans les rues à travers le monde, le 27 septembre, à marcher pour le climat.

Cette initiative m’a grandement réjoui pour une raison. À voir le nombre de parents les conduire à l’école en voiture, je croyais que les jeunes étaient incapables de se déplacer sur plus de 10 mètres à la force des jambes.

Cette pratique est généralisée. Selon CAA-Québec, 70 % des élèves de la province arrivent à l’école par transport motorisé.

Si on croit vraiment que chaque petit geste compte pour la Terre, il faudrait laisser les enfants aller à l’école à pied. Cela signifierait moins de gaz à effet de serre émis par les véhicules. Une entrée en classe plus sécuritaire. Parce que, actuellement, les parents poules qui pondent leur progéniture chaque matin devant l’école effectuent souvent des manoeuvres dangereuses, dénoncées par la police comme le «syndrome de la porte». Et les petits seraient peut-être en meilleure forme. En allant conduire ses enfants de crainte qu’ils se fassent écraser, en leur évitant de marcher, on nuit peut-être à leur santé.

L’obésité infantile est l’un des plus grands problèmes sur la planète, selon l’Organisation mondiale de la santé. 

 Le mouvement vert des jeunes m’a fait rigoler au départ. J’habite près d’une école. De septembre à juin, les environs sont jonchés de déchets abandonnés par les élèves. Mais, à bien y penser, ils ne sont pas du tout à blâmer. Un, on n’arrête pas de leur dire qu’il faut envoyer moins de déchets au dépotoir. Deux, la vaste majorité des détritus largués dans le décor sont des petites boîtes de jus. Ça n’existe plus des thermos ?

On comprend que la folle agitation de la société moderne conduit plusieurs parents à adopter ces contenants individuels jetables par souci d’économie de temps. Ça représente cependant beaucoup plus de déchets. Et une facture d’épicerie plus salée.

J’ai pris le temps de vérifier à l’épicerie l’autre jour quelle différence de prix il y avait entre un grand et un petit format de jus Oasis.

C’est très facile de comparer. Le prix par 100 ml est indiqué sur les tablettes. Lors de ma visite, un contenant de 960 ml de jus Oasis coûtait 17,4 cents par 100 ml. Combien, selon vous, pour le paquet de trois petites boîtes de 200 ml de jus ?

31,5 cents par 100 ml. Pratiquement le double ! C’est fou comme certaines entreprises arrivent à faire avaler le gros prix aux consommateurs sans problème.

Si j’étais un enfant aimant de la Terre, au lieu de manifester contre les gouvernements, je commencerais par aller en classe à pied et je boirais l’eau des abreuvoirs.

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