Un vétéran de la Seconde Guerre mondiale fête 100 ans

Par Valérie Gagnon
Un vétéran de la Seconde Guerre mondiale fête 100 ans
Le vétéran résident de Châteauguay, Garnet Elias Bourgaize, aura 100 ans le 18 octobre. (Photo : Valérie Gagnon)

(English follows) Le 18 octobre, le vétéran Garnet Elias Bourgaize, de Châteauguay, fêtera son 100e anniversaire de naissance. Entretien avec un centenaire bien allumé.

L’homme est né à Gaspé. Il a été transporté en France depuis la Nouvelle-Écosse, âgé dans la vingtaine, pour aller sur le champ de bataille de la Deuxième Guerre mondiale. Son rôle dans l’armée canadienne était celui d’ingénieur. Il reconstruisait les ponts. En 1945, il est revenu au Québec pour guérir de ses blessures. Au cours de sa vie, il a été ingénieur pour diverses compagnies de transport par voie maritime.

Pour lui, la succursale 108 de la Légion royale canadienne située sur la rue Gilmour à Châteauguay est un lieu très important. Il assiste aux rencontres mensuelles et parfois aux événements de l’organisation.

Son âge ne l’empêche pas d’être présent à toutes les cérémonies du jour du Souvenir qui se déroulent dans certaines écoles primaires de la Ville.

Ce qu’il pense du monde d’aujourd’hui; « C’est vraiment différent », dit-il.

Croyez-vous que le gouvernement en fait assez pour les vétérans? « Pour moi ce n’était pas si mal, ils m’ont beaucoup aidé », rend-il compte.

M. Elias Bourgaize n’a pas vraiment de secret de longévité. « Je ne sais pas. Tous les membres de ma famille sont décédés jeunes. Mon père est décédé quand je suis revenu en 1945 et deux ans plus tard c’était ma mère. Deux de mes frères sont décédés jeunes, l’un avait seulement cinq ans et l’autre 30 ans. Ils sont tous morts. J’ai rencontré beaucoup d’amis outre-mer. J’ai un bon entourage aujourd’hui. […] Je n’ai pas essayé de vivre aussi longtemps. Je ne m’attendais pas à ça. Je n’ai jamais pensé à la mort quand j’étais dans l’armée », laisse-t-il entendre.

Le vénérable vieillard reste actif. Il va souvent à l’église Saint-Andrew pour la messe du dimanche et participe aux campagnes du coquelicot.

Lorsque l’auteure de ses lignes lui a demandé si elle pouvait capter un portrait de lui, il a lancé à la blague : « Ne brise pas ta caméra ! »

M. Elias Bourgaize à l’époque de la guerre.

World War 2 veteran fetes 100th birthday

Translation Dan Rosenburg

On October 18, veteran Garnet Elias Bourgaize of Chateauguay will celebrate his 100th birthday. This is a meeting with a very bright centenarian.

The gentleman was born in the Gaspe. He was transported to France from Nova Scotia in his 20s, to go to the World War 2 battle field. His role in the Canadian Army was that of an engineer. He rebuilt bridges. In 1945, he returned to Quebec to heal his war injuries. In his lifetime, he has been an engineer for various transport companies which used the St. Lawrence Seaway.

For him, Branch 108 of the Royal Canadian Legion located on Gilmour street in Chateauguay is a very important place. He attends monthly meetings and sometimes goes to the organization’s events.

His age does not prevent him from being present at all Remembrance Day ceremonies that take place in certain elementary schools in Chateauguay.

What he thinks of the world today: ‘’It’s really different,’’ he says. Do you believe that the government does enough for veterans? ‘’For me, it’s not too bad. They have helped me a lot,’’ he reports.

Elias Bourgaize does not really have a longevity secret. ‘’I don’t know. All the members of my family died young. My father passed away when I came back from the war in 1945 and two years later, it was my mother’s turn. Two of my brothers died young. One was only five years old and the other was 30. They are all dead now. I met a lot of friends overseas. I have a nice entourage today (…). I did not try to live as long as this. I didn’t expect this. I never thought about death when I was in the Army,’’ he let it be known.

The venerable senior citizen remains active. He often goes to St.Andrew’s Church for Sunday Mass and participates in poppy campaigns.

When the author of these lines asked him if she could take a photo of him, he quipped; ‘’Don’t break your camera!’’

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