Crise du verglas : Châteauguay mieux équipée qu’en 1998

Crise du verglas : Châteauguay mieux équipée qu’en 1998

Le décor dans la région il y a 20 ans.

Crédit photo : Archives Andrew Clark

(English follows) Si une tempête de verglas devait survenir aujourd’hui, la Ville de Châteauguay serait nettement mieux équipée pour y faire face, notamment parce qu’elle a retenu des leçons de l’épisode de 1998.

Le directeur du service incendie de Châteauguay Michel Lussier se rappelle très bien de la crise du verglas de 1998. À cette époque, les pompiers et les policiers de Châteauguay partageaient les mêmes locaux. Tout comme les citoyens, les édifices municipaux ont été plongés dans le noir. «Il y avait juste une petite génératrice pour faire fonctionner le 911 et quelques lumières», se rappelle M. Lussier qui était chef aux opérations.

La situation serait nettement différente si une telle panne de courant sévissait en 2018. «On a appris des leçons du verglas», explique celui qui est également le coordonnateur à la sécurité civile de la Ville. Le poste de police, la caserne incendie, la mairie et les travaux publics sont maintenant tous équipés de génératrices.

Des outils technologiques

Aujourd’hui, la Ville de Châteauguay dispose de nombreux outils technologiques d’information et de communication avec lesquels ils peuvent travailler et communiquer l’information aux citoyens. Une série de messages automatisés bilingues sont déjà enregistrés dans un système, prêts à être envoyés aux citoyens selon la situation. La Municipalité utilise des systèmes de cartographie précis qui ciblent les secteurs où les messages doivent être envoyés.

La Ville utilise également un bottin de ressources pour tous les fournisseurs à contacter en cas d’urgence. «C’est une des grosses différences avec avant. Aujourd’hui, on sait déjà qui appeler selon le besoin. Le bottin est mis à jour régulièrement», souligne M. Lussier.

Il croit que la Ville a les outils qu’il faut pour gérer des mesures d’urgence. Comme elle l’avait été en 1998. «La Ville avait joué son rôle. Elle avait pris en charge les plus démunis, les gens qui avaient besoin d’aide», indique-t-il, citant en exemple les 2000 personnes qui ont été hébergées à l’école Louis-Philippe-Paré.

 

Chateauguay better equipped to face electricity breakdown

Valérie Lessard Translation Dan Rosenburg

 

If an ice storm were to happen today, the City of Chateauguay would be clearly well equipped to face it, notably because it has learned some lessons from the 1998 episode.

Chateauguay fire service director Michel Lussier remembers very well the 1998 ice storm crisis. At that time, the Chateauguay firemen and police shared the same office building. As in the case of the citizens, the municipal buildings were plunged into darkness.  » There was just a small generator to make 911 and a few lights work, » recalled Lussier, who was then the chief of operations.

The situation would be clearly different if such a power failure raged in 2018. <We learned some lessons from the ice storm, » explains the man who is also the City’s civil security coordinator. The police station, the fire station, City Hall and the public works garage are now fully equipped with generators.

Technological tools

Today the City of Chateauguay has at its disposal numerous technological tools of information and communication with which they can work and communicate information to the citizens. A series of automated bilingual messages are already registered in a system, ready to be sent to the citizens according to the situation. The municipality uses some precise cartography systems that target the sectors where the messages must be sent.

The City also uses a booklet of resources for all the suppliers to contact in case of emergency. « It’s one of the huge differences from before. Today, we already know who to call, according to the need. The booklet is updated regularly, » Lussier emphasizes.

He believes that the City has the tools it must have to manage emergency measures, as it had been in 1998. « The City had played its role. It had taken in charge the most underprivileged people, those who needed help, » he indicates, citing as an example the 2,000 people who were given shelter at Louis-Philippe-Pare Secondary School.