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Des utilisateurs d’exo laissés sans services au terminus

le mercredi 13 juillet 2022
Modifié à 13 h 10 min le 13 juillet 2022
Par Yanick Michaud

ymichaud@gravitemedia.com

Au moins une dizaine d’utilisateurs n’ont pu monter à bord de l’autobus d’exo dimanche soir alors qu’ils attendaient le transport de 20 h 15 en direction de Montréal en partance du terminus de Salaberry-de-Valleyfield. (Photo Journal Saint-François – Archives)

Un utilisateur du service de transport en commun exo en a assez des excuses de pénurie de main-d’œuvre et prétend avoir été lésé dimanche soir lorsqu’il attendait l’autobus qui devait le ramener à Montréal.

« J’étais au terminus de Valleyfield avec une dizaine d’autres utilisateurs et sans avertissement, le service n’a pas été offert tel que prévu. Un autobus est bel et bien arrivé, mais le chauffeur a fait descendre les occupants puis a rapidement fermé la porte avant de quitter précipitamment sans autres explications », prétend André Lefebvre qui était venu rendre visite à sa fille qui habite Salaberry-de-Valleyfield.

Il dit avoir déjà pris l’autobus à 20 h 15 du même emplacement. Mais cette fois, pas de retour dans la métropole. « Nous avons attendu en vain. C’est mon gendre, à nos frais, qui a dû me ramener chez moi », raconte-t-il au lendemain de sa mésaventure.

Un problème de communications

Lundi matin, l’homme a joint les responsables chez exo. « Ils ont mis ça sur le dos du manque de personnel. Mais le chauffeur était là. Il aurait pu nous dire ce qui se passait. Personne n’avait averti. Ce n’est pas un service adéquat quand tu te rends quelque part et qu’après tu dois être nerveux à savoir si tu vas pouvoir revenir à la maison au moment voulu », ajoute André Lefebvre qui a de nombreuses autres doléances à propos de la compagnie exo. « Nous ne sommes plus capables d’acheter des titres de transports, ni à Montréal, ni à Valleyfield. Seulement à Châteauguay. Mais je ne passe pas par-là moi », grogne l’utilisateur déçu.

Chez exo, on tentait d’expliquer la situation par le fait que certains arrêts ne sont créés que pour le débarquement des usagers. « Je dois vérifier certains aspects, mais c’est peut-être une explication possible », lance Catherine Maurice, conseillère responsable des relations médias et affaires publiques au bureau de la direction générale. Au moment de mettre en ligne, elle n’avait pu répondre aux questions sur ce dossier spécifique.