Il est là le bonheur

Par Michel Thibault
Il est là le bonheur
Le ciel en constante transformation est une grande source de plaisir. (Photo : Michel Thibault)

2019. Dernière des années 10. Déjà.
On ne le dira jamais assez : le temps passe trop vite. Je n’en perdrai pas une miette de plus; pour les 364 jours à venir, je vous souhaite du bonheur. C’est le mieux qui puisse vous arriver.

«Il est où le bonheur, il est où ?» surgit à point ce ver d’oreille signé Christophe Maé.

À la base, il est dans la santé, selon l’Organisation des nations unis, qui a récemment publié son palmarès 2018 classant 156 pays. Quand une douleur intense nous recroqueville, c’est plus difficile d’éprouver du plaisir.

L’argent pèse aussi dans la balance. Parce qu’il en faut pour s’abriter, manger à sa faim, s’habiller, prendre l’autobus, aller travailler.

Avoir quelqu’un sur qui compter figure aussi parmi les critères retenus par l’ONU pour calculer l’indice de bonheur.

Un compte en banque au-dessus de zéro, un garde-manger garni et un corps sans maladie composent les fondations du bonheur mais avec ces seuls atouts, il ne volera pas super haut.

Pour le propulser, ça prend une Lamborghini ou une montre Philippe 5059R-001 à 90 000 $. En effet, un bolide à 300 000 $ ça peut catapulter son propriétaire au 12e ciel. Mais ça ne dure pas. L’essence du bonheur s’évapore vite quand elle vient du matériel.

Professeur de psychologie à la Cornell University, Thomas Glovich a réalisé plusieurs études sur le sujet. Il en ressort que la majorité des humains retirent un plus grand bonheur des expériences que des objets.

«L’un des ennemis du bonheur est l’adaptation. Nous achetons des choses pour faire notre bonheur, et nous y parvenons. Mais seulement pour un temps. Les nouvelles acquisitions sont excitantes pour nous au départ, jusqu’à ce que nous nous y adaptions», a-t-il expliqué au magazine Forbes.

Pour éprouver un bonheur durable, il faut miser sur les expériences. Un voyage, une fête entre amis, une sortie au cinéma, une bataille de boules de neige. «Même si l’expérience a une fin, elle survit longtemps dans le discours qu’une personne tient sur elle-même: moi, j’ai gravi telle montagne, j’ai fait telle chose», a fait part Thomas Glovich en entrevue à La Presse.

Pas besoin d’aller au bout du monde pour en faire l’expérience.  Le bonheur, il est là. Dans le sourire des gens qu’on croise. Dans l’herbe qui dépasse du bec d’un canard. Dans le coucher de soleil sur la rivière à moitié gelée. Dans une chanson de Christophe Maé.

Il faut juste prendre le temps d’arrêter, de regarder, de sentir.

 

Partager cet article

2
Laisser un commentaire

avatar
2 Comment threads
0 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
1 Comment authors
Michel bergevin Recent comment authors
  S'inscrire  
plus récent plus ancien most voted
Notifier de
Michel bergevin
Guest
Michel bergevin

Quand ma soeur Lise m’a envoyé un courriel concernant ce poète du bonheur il y a quelques mois, je lui ai répondu que c’était un méchant ver d’oreille. Et depuis, je l’écoute presque chaque jour, pour me stimuler et pour apprécier le fait que le bonheur se trouve souvent là oü on ne l’attendait pas. Bonne année à tous les lecteurs et lectrices du Soleil ! Il est bien de souhaiter la santé, mais cette année j’ai pris l’initiative de souhaiter le bonheur en deuxième lieu !

Michel bergevin
Guest
Michel bergevin

»L’essence du bonheur s’évapore vite quand elle vient du matériel. » Tout est là Dr Watson !