Les ambulanciers se disent aussi à bout de souffle

Par Vicky Girard
Les ambulanciers se disent aussi à bout de souffle
La CETAM compte plus de 430 membres, dont la majorité est essoufflée en raison de la crise sanitaire. (Photo : Gracieuseté - CETAM)

Avec plus de 11 000 transports en ambulance liés à la COVID-19 depuis mars et 17 paramédics déclarés positifs au coronavirus, «c’est la grande majorité des équipes qui sont à bout de souffle», affirme la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM).

La CETAM a lancé un cri du cœur par voie de communiqué, le 8 décembre, relatant notamment l’anxiété «qui ne fait que s’accroître avec la deuxième vague».

«L’équation est simple à faire. S’il y a tant de gens aux urgences, aux soins intensifs, entre les mains de nos infirmières et médecins, c’est qu’ils sont, pour la plupart, arrivés en ambulance», fait remarquer Jérémy Ménard, chef de division et adjoint au directeur général à la Coopérative.

Il ajoute que les ambulanciers qui prennent en charge un appel impliquant un cas confirmé ou suspecté de COVID-19 doivent suivre «un protocole strict, fastidieux et très long de protection et de désinfection».

Andréanne Gilardeau, directrice des ressources humaines à la CETAM, soutient quant à elle que même si les ambulanciers «ne vivent pas un isolement complet dû à leur métier, ils n’en souffrent pas moins et c’est loin d’être fini».

L’organisation a des pairs aidants, un programme d’aide aux employés, mais soulève qu’elle n’est pas aveugle; «c’est très difficile pour le moral des troupes», dit Mme Gilardeau.

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