Lettre d’opinion d’un médecin inquiet de la pénurie d’infirmières

Lettre d’opinion d’un médecin inquiet de la pénurie d’infirmières
(Photo : Archives)

J’ai longtemps hésité à exprimer publiquement mon inquiétude face à une situation qui existe, malheureusement depuis trop longtemps, dans le milieu hospitalier et également dans ses centres connexes comme les CHSLD ou centres d’hébergement : la pénurie de personnel soignant.

Je suis obstétricien-gynécologue depuis 1997 et œuvre à l’hôpital Anna Laberge depuis le début de ma pratique médicale.  Les conditions de travail ont changé avec le temps. Il y a plus de patients, les cas hospitalisés sont plus complexes, les listes d’attente en chirurgie sont plus longues,  beaucoup de patients sont hospitalisés en attente d’hébergement faute de place à l’extérieur de l’hôpital, ce qui limite le nombre de lits disponibles. Ceci a pour conséquence, entre autres, d’engorger l’urgence ou retarder des chirurgies. Je considère que la gestion quotidienne du travail que nous devons effectuer est de plus en plus difficile, mais dans les circonstances, j’estime que nous faisons tous du bon travail.

Ce avec quoi je me sens malheureusement impuissant, c’est au niveau du manque chronique de personnel infirmier. La raison de ceci a toujours été et demeure un mystère pour moi. Est-ce qu’une question de gestion tout simplement ? Les différents chefs d’unités font ce qu’ils peuvent avec les moyens qu’on leur donne.

J’ai toujours considéré que nous formions une équipe, les médecins avec le personnel infirmier, mais aussi avec tous les employés de l’hôpital. Chacun d’entre nous est essentiel au bon fonctionnement de l’équipe et c’est pourquoi je suis si inquiet. Nous avons vu l’impact de la pénurie de préposés aux bénéficiaires dans les CHSLD durant la première vague de la pandémie de la COVID 19. Je crains un impact tout aussi grand dans le milieu hospitalier lors d’une probable deuxième vague. J’ai l’impression que le personnel infirmier est souvent victime des circonstances et qu’ils paient continuellement pour des décisions prises par des instances qui sont peut-être trop loin des milieux de soins. J’estime que le citron a été suffisamment pressé.

Il y a le rehaussement qui ne convient pas à tous, encore trop de temps supplémentaire obligatoire, la difficulté à prendre les vacances désirées, etc. Conséquences : départ volontaire, maladie, retraite anticipée, réorientation de carrière. Certaines infirmières me mentionnent maintenant craindre d’entrer au travail, car elles appréhendent comment se passera leur quart de travail. Ajouter à ceci un recrutement fait par d’autres milieux de soin offrant de meilleures conditions, car oui ça semble possible ailleurs, et nous nous retrouvons avec une pénurie de personnel. Ceci pourrait avoir, entre autres, comme conséquences, d’allonger les listes d’attente en chirurgie ou de devoir planifier des corridors de transfert avec d’autres centres hospitaliers avec les risques que ça implique pour les patients.  Imaginez dans un contexte de pandémie. Aussi, il ne faudrait pas oublier qu’une pénurie de personnel comporte un danger d’avoir plus de maladies par épuisement, mais il y a aussi inévitablement un risque pour le patient, car tout doit être fait plus rapidement, le risque d’erreurs est inévitablement beaucoup plus grand.

J’aimerais avoir l’impression que mon inquiétude est partagée par les instances administratives et les différentes directions de mon hôpital . J’aimerais bien entendre notre PDG, la DSI, le CA ou l’exécutif de mon CMDP. Il y a urgence, exprimez-vous et surtout, trouvons des solutions ensemble et j’espère, en consultant directement le personnel impliqué. Ceci s’applique à toutes les unités de l’hôpital. Cette situation ne doit pas être considérée comme acceptable. Ça nous concerne tous.

Les infirmiers et infirmières font un travail colossal, ils le font très bien avec cœur et courage et ils gardent le sourire en plus, peu importe l’heure du jour. Prenons-en bien soin.

Dr François Loiselle, obstétricien-gynécologue à l’hôpital Anna-Laberge, CISSSMO.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
36 Comments
plus ancien
plus récent plus voté
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
D.Caron
D.Caron
2 mois

Merci Dr. Loiselle. Le personnel en soins est malheureusement trop souvent traité comme un vulgaire pion pour combler une case vide. Qui est le maitre de l’échiquier?

Linda inf aux
Linda inf aux
2 mois

Je vous ai lu et c est avec les yeux remplis de larmes 😭 Oui nous sommes à bout de souffle si ce n est pas causé par manque de temps , le sentiment de n être que des robots géré par un gouvernement qui connaît nullement l humain et ses limites bien voilà nous travaillons dans la peur la crainte la fatigue le stress bref tout ce qui peut nous amener à des choix déchirants.

Donna farmer
Donna farmer
2 mois

Récemment Québec a débloquer 24 millions Pour projet routes vertes, Il y a trois semaines, le conseil des ministres a accordé un premier 41,8 millions $ pour le développement des deux premières phases de ce mégaprojet.identité numerique.

Entre-temps on manque encore Pour la bataille covid des resources de médications, on sait pas si ont manque du ppe pour personnel santé comme au début de mars ..Legault insiste la transparence de les niveaux de préparation peut pas être dévoiler par question de sécurité ….viens le 2ieme Vague nos hôpitaux vont falloir distingués entre le flu , du covid les symptômes semblable…et ce fois si continuer les autres services qui étaient arrêté le premier fois, avec nos infirmières Déjà fatigués et dévaloriser. On ne peut pas arrangé la situation d’une système santé et soiNs aînés négligés depuis des années toute vite avec embauche des préposés d’urgences.

Aussi tout ça seront fait avec des protocoles de triage Aux hopitaux qui exige qui vont avoir du soins et qui pas Si jamais les resources ne sont pas adéquats. Est ce qui’il vont insisteR encore de ne pas transféré des aines vers les hôpitaux.

Preparation, prevention, embauche, system Critiques d’assurer ont auraient le personnel et équipement pour jeter ce triage de l’executionaire.. voilà ou l’argent et tous les efforts devront se priorisez ainsi pour les commeces et emplois perdants .pas dans ces projets numériques ou les pistes cyclables et cirque de soleil etc etc.

Les infirmières et tous travaillant en santé Merci

Audrey Veillette
Audrey Veillette
2 mois

Bravo de prendre soins de nos infirmière, ces mères de famille, ces femmes au coeur d’ or. En espérant que votre lettre éveillera les hauts dirigeants à trouver des solutions viables!

susy infirmière du CiSSSMO
susy infirmière du CiSSSMO
2 mois

Merci pour votre support

Susan Beaudin-Bayliff Inf. aux. retraitee
Susan Beaudin-Bayliff Inf. aux. retraitee
2 mois

Thank you very much. It is a long standing problem that everyone is afraid to address. Bravo !!

Maria Loder
Maria Loder
2 mois

Nombre massif de burn out à venir dépressions , ecoeurantites….. c’est pas le salaire qui est à relever mais les quotas a diminuer ….. donc qualité de vie qualité de soins augmentation du taux de présence au travail …..

Poulin Nicole
Poulin Nicole
2 mois

Vous avez mis le doigt sur un des problèmes, des gestionnaires très, très loin du terrain. Ne connaissant absolument pas le lien qu’il y a entre l’infirmière (et le client)… On ne pourra jamais (gérer la santé) comme un bien lucratif. Donner des postes, arrêter de promener le personnel… pour ainsi faire une équipe qui s’entraide.

Carole Ferland
Carole Ferland
2 mois
Répondre à  Poulin Nicole

J’aime beaucoup votre commentaire, c’est vrai que la gestion dirige le milieu hospitalier en essayant de sauver des sous , des économies de bout de chandelle et des frais qui s’accumulent à l’autre bout; j’ai vu des médicaments très chers pas administrés et jeté pcq pas de professionnels pour surveiller le patient …$$$
le sentiment d’appartenance, ça compte énormément aussi 🙂

Marie-France
Marie-France
2 mois

Merci Dr Loiselle de partager votre opinion. Certains problèmes existaient déjà il y a de nombreuses années. Après avoir oeuvré plus de vingt ans au bloc opératoire, j‘ai totalement changé de carrière.
Merci à mon amie Sylvie d‘avoir partagé.
Maintenant, je donne quelques heures de disponibilités pour le dépistage de la COVID-19 à l‘Hôtel-Dieu de Montréal, mon Alma Mater.
Infirmière un jour, infirmière toujours.

Mireille Poirier
Mireille Poirier
2 mois

Merci pour ce beau témoignage.
D une infirmière qui a signé sa retraite prématurée lundi , dû aux conditions inhumaines de la profession!

Francine O’Reilly
Francine O’Reilly
2 mois

Enfin un message criant de vérité et si réel de tout ce qui se vit dans nos différents milieux de soins au Québec , que tous ceux à qui ce texte croisera leurs yeux fera réfléchir et qu’ainsi par l’entremise du fil internet et FB/Twitter et d’autres médias de communication réussira à faire atterrir dans le champs visuel de nos dirigeants à Québec et pourquoi pas à Ottawa et de les faire réagir à ce vibrant cri à l’aide des soignants et de tous leurs collègues du réseau .
Et tout ceci avant l’arrivée , si possible, de la deuxième vague de cette pandémie .

Lyne Collin
Lyne Collin
2 mois

Merci Dr Loiselle de si bien saisir la situation et de la partager au grand public afin de les sensibiliser. C’est toujours un honneur de travailler avec vous votre très grand professionnalisme vous honore.

Dominique Beaulieu
Dominique Beaulieu
2 mois

Merci de mettre sous les projecteurs un problème chronique qui persiste depuis beaucoup trop longtemps! La qualité de soins est grandement menacée par cette situation, et ce, sans compter les problèmes de détresse psychologique et d’épuisement professionnel du personnel infirmier. C’est un problème qui concerne toute la société. Il est grand temps de prendre les mesures nécessaires pour corriger cette situation.

Marie Eve Huard
Marie Eve Huard
2 mois

Et moi je vois des dollars qui s’envolent, encore une fois, dans les infrastructures pour stimuler l’économie. Investir dans la santé, ça ne stimule pas l’économie ça ???

Katrine
Katrine
2 mois

J’ai moi-même été rehausser à temps complet et j’avais un 7/14 depuis plus de 10 ans! Après un 9 nuits en ligne je voulais revenir sur ma décision et retourner sur mon 7 et on refusé ma demande ☹
Il préfère une infirmière épuisée qui prendra des maladies payées que une temps partiel heureuse fidel au poste.
Bravo au système de santé 👏

Caro Gagnon
Caro Gagnon
2 mois

« mais aussi avec tous les employés de l’hôpital. Chacun d’entre nous est essentiel au bon fonctionnement de l’équipe ». Je dois avouer que rare sont les médecins qui le mentionne. Tous ces gens qui vous entourent, le personnel en retraitement des dispositifs médicaux, les buandiers, le personnel en hygiène et salubrité, les agentes administratives, les assistantes techniques en pharmacie, les PAB etc… pour en nommer que quelques-uns, travaillent d’arrache pied tous les jours pour offrir les meilleurs service à la population. Vous le mentionner, mais malheureusement vous avez raison d’avoir des inquiétudes, car le réseau de la santé est entrain de tomber en ruine. Bravo pour l’article qui se veut une sensibilisation qu’il y a des gros problèmes à régler.

Sophie
Sophie
2 mois

Merci de votre témoignage a notre egard. Si plusieurs medecins avaient le meme discours et/ ou s’ ils le verbaliseraient comme vous avez fait ca aiderait certainement …
Ca fait 29 ans que je suis infirmiere , trop peu de medecins soutiennent notre collaboration .

Sophie L

M. Baril
M. Baril
2 mois

Merci Dr. Loiselle d’avoir les yeux grands ouverts pour ceux qui les ont fermés….

Nathalie
Nathalie
2 mois

Un autre qui parle que des infirmieres, et les infirmieres auxiliaires encore oubliés . Mais je salut tout de même son courage davoir ainsi dire les vrais choses. merci docteur.

Brigitte
Brigitte
2 mois
Répondre à  Nathalie

Honnetement je crois qu’il les.jnclus ensemble…les 2 realites sont similaires

Liette Desjardins
Liette Desjardins
2 mois

Merci de parler de vos préoccupations. Tant que nous n’aurons pas fait le virage vers des actions qui partent des besoins de la population, nous aurons ce genre de dynamique. Où sont les sages-femmes dans votre vision des soins? Pourquoi tant de femmes nécessitent des césariennes qui elles entraînent des soins infirmiers? Les soins de « santé » sont enlignés autour des spécialités médicales et ce sont les médecins qui décident du besoin. Demandons aux patients de ce qu’ils ont besoin et parfois une visite en fin de journée quand on a de la douleur, cela peut remplacer une pilule. Il n’y a rien de bien gratifiant dans un travail où on l’on voit comment l’économie reste la principale préoccupation. Pas la santé, pas l’éducation.

paulette champagne
paulette champagne
2 mois

merci pour cet article Dr, j’espère que vous serez lu par des gens qui ont le cœur au changements important dans nos cher hôpitaux. Après tout nos infirmières sont la colonne vertébrale des hôpitaux.

Manon Hamel infirmière 👩‍⚕️
Manon Hamel infirmière 👩‍⚕️
2 mois

J’ai ressèment quitté mon emploi au csss de l’Estrie S.I. pour les mêmes raisons. Une retraite anticipée. J’ai eu à faire ce choix difficile non pas parce que je n’aimais pas mon travail mais bien pour les conditions difficiles et toute la surcharge de travail. Je voulais rester encore deux ans mais à 43 ans j’ai dû faire ce choix et je ne regrette pas . Maintenant je dort tranquille. Je ne veux plus vivre tout ce stress . Merci de vous impliquer

Johanne Léger
Johanne Léger
2 mois

Merci tout simplement MERCI !!!

Marie infirmière CIUSSSMCQ
Marie infirmière CIUSSSMCQ
2 mois

Merci pour votre message, je suis terrorisée d’aller travailler à chaque quart de travail. Ne pas savoir si je serai en TSO, ne pas savoir si j’aurai assez de PAB pour changer et coucher mes patients … Le système est malade et les infirmières. Et inf. aux. payent la facture plus souvent qu’à leur tour. Il faut que ça change … et vite.

Carole Ferland
Carole Ferland
2 mois

J’aime beaucoup votre article, je suis infirmière depuis 2006 et j’aime mon travail. Durant mes années de pratique, lorsque je me sentais fatiguée, je travaillais à temps partiel au lieu de demander un congé de maladie. Cela me permettait de reprendre des forces en m’accordant une journée à moi de moi avec amour 🙂 et prendre un peu de recul !! Mais depuis la pénurie, le tso est devenu une méthode de gestion. C’est un métier qui demande beaucoup d’énergie, je pense que de remettre les postes à temps partiel pourrait aider les autres qui travaillent à temps plein et si il y a du tso , alors ces derniers pourrait pallier au manque de personnel et peut-être avoir de vacances decentes. Que se soit infirmière, auxiliaire ou préposé, aide de service, agente administrative, le rythme est le même. Les médecins aussi travaillent très fort. Pendant ce temps, les infirmières demeurent au chevet avec toutes les responsabilités que cela demandent, gestion de la douleur, symptômes, dossiers, manque d’aide pcq les pab sont débordés. Cela est très difficile à supporter et le personnel finit par se de désensibiliser à force de trop en voir. Pourtant je sais que nous sommes tous concernés et avons à cœur notre travail. La plupart veulent travailler et être heureux au travail, c’est tellement valorisant d’aider et c’est pour cette raison que la plupart s’embauche dans cette aventure. Mettre de l’humanité dans le système, c’est tout un défi, mais c’est possible!
Carole Ferland infirmière au CHU

Lyne turgeon
Lyne turgeon
2 mois

Finalement un médecin qui parle et demande au dirigeant de nous consulter et trouver des solutions ensemble au lieu de constamment nous en imposer et de nous demander de nous adapter. La capacité d’adaptation a des limites…. ‘une
infirmières clinicienne en santé mentale

Sylvie inf partir
Sylvie inf partir
2 mois

La pénurie d’infirmière datent de 1998 lorsque le gouvernement a envoyé à la retraite anticipée les inf de 50 ans et + pour engager des plus jeunes qui coûtaient moins cher 🤦🏼‍♀️
Résultats: les unités spécialisées se sont vidées de leurs inf les plus expérimentées que le flot des nouvelles arrivées ne pouvaient remplacer car pas assez nombreuses et aucune expertises … ça prend plusieurs mois/années pour former une inf en salle d’op, soins intensifs, etc.
Aussi la génération d’inf des années 2000 ne veut pas travailler à temps plein 🤦🏼‍♀️ peu importe le # de postes à temps plein ouverts … ils ne trouvent pas preneur 🤷‍♀️
J’étais inf-chef en 2001-2002 et il manquait au moins 100 inf pour combler besoins du CHUM … et ça n’a pas changé …
Le programme contingenté ne fournissait pas assez de nouvelles inf graduées lorsque le gouv a envoyé toutes celles de 50 ans à la retraite… TRÈS mauvaise planification 🤬 pas réglé 20 ans plus tard.

D morin
D morin
2 mois

Peut-être ramener les listes d’anciennete Et de rappel par établissements de façon à créer un sentiment d’appattenance et éviter la gestion d’éléphants blancs par des liste de rappel constituée de milliers d’employés pour desservir une cinquantaine de milieux de soins…

Nancy
Nancy
2 mois

Jai fait mon cour de soins infirmiers a 40ans et au cegep mes notes étaient très bonnes… mais au examen de l’OIIQ j’ai coulé mes examens (les 3 chances) et BEAUCOUP d’autres comme moi on coulé.. j’ai appelé pour connaître mes lacunes, pour quon m’explique comment réussir… pas jamais de réponse et chaque reprise d’examen coutais 500$.
J’ai réussi l’examen écrit au 1er tour mais pas l’examen Oral. Jai réussi l’examen oral au 2 e tour mais pas l’écrit… le dernier pareil… comprenez vous pourquoi on manque d’infirmière???
Moi je nais jamais rien compris a tout ca, mais je travail comme inf.auxi et je suis très compétante.
J’aurais pu aider au manque de nurses mesemble?

Lise Dufour
Lise Dufour
2 mois

Si M. Legault voulait il pourrait faire un arrêté ministériel contre oiiaq et oiiq pour qu’ils créent un VRAI programme qui ferait en sorte que les milliers d’infirmières auxiliaires deviennent infirmières en
1 1/2 an ….un programme pour les infirmières auxiliaires qui ont déjà une bonne expérience en santé…sans tout les cours de bases ça réglerait bien des problèmes de pénurie…

Lessard
Lessard
2 mois

Bravo a ce médecin …

Daniel.T
Daniel.T
2 mois

Reflet d’une réalité malheureusement grandissante et constante qui nous aient est livré de façon exceptionnelle et d’une vérité alarmante. Oui nos anges nous les aimons clame nos politiciens. Mais au rythme où vont les choses actuellement certain anges risquent de se retrouver au paradis avant leur temps. Personnellement, mon anges qui est au seuil de la retraite est maintenant aussi hypothéqué que ses patients après avoir tant donné par amour et vocation. Sont ciel à elle ne sera plus jamais aussi bleu.

Sylvie Despatie Goulet
Sylvie Despatie Goulet
2 mois

Bien dit cher François et j’ai la même inquiétude que toi. Émilie travaille au choc à Santa Cabrini et je t assure qu il n y a rien de rassurant! Merci pour ce partage en souhaitant que tous les gens concernés ce concertent!

Daniel Gendron
Daniel Gendron
1 mois

Effectivement. Comment un syndicat a pu accepter et aussi faire accepter à ses membres des horaires de travail comme ceux du secteur infirmier ??? J’ai jamais compris. Faire des « doubles », des 16 heures !!!
On accepte pas ça des camionneurs(euses ou res). Imaginez si on demandait à des enseignants(tes) de faire 16 heures à l’école. Ça juste pas d’allure.
À qui ça profite ?
Pas aux patients(tes), pas aux travailleurs(ses), pas à la profession.
Aux dirigeants(es), je crois pas, c’est dispendieux le temps supplémentaire.
À qui ça profite ???