Mai 2002 – Pêcheur sauvé par les pompiers de Châteauguay

Par Michel Thibault
Mai 2002 – Pêcheur sauvé par les pompiers de Châteauguay
Les pompiers se lancent à la rescousse du pêcheur. (Photo : Michel Thibault)

Profitant d’un après-midi frais mais ensoleillé pour attraper du poisson, un pêcheur s’est retrouvé lui-même capturé le vendredi précédant la fête de Dollard en 2002. Son sang-froid et les efforts des secouristes ont permis de le tirer de l’eau sain et sauf.

Une ambulance, un camion identifié premiers répondants et des voitures de police occupaient l’accotement habituellement désert du boulevard Salaberry qui longe la rivière Châteauguay dans la campagne de Mercier, en ce début d’une longue fin de semaine de congé, vers 18h le 18 mai 2002. Des gens en uniforme et des curieux s’affairaient sur la berge. Au loin, au milieu de la rivière écumante, on distinguait la silhouette d’un homme assis sur une pointe de roche, le corps à moitié immergé dans le courant.

Avançant à gué dans la rivière, le pêcheur avait perdu pied et l’eau glacée s’était alors engouffrée dans les grandes bottes de caoutchouc qui devaient le garder au sec. Le pantalon pesant une tonne, il avait réussi à se hisser sur le rocher de peine et de misère. Impossible de nager ou de marcher vers le bord. Il était prisonnier.

« Ça fait une heure et demie qu’il est là. Il doit avoir les jambes gelées », a observé une citoyenne sur les lieux.

Le naufragé étant hors de portée de câble et la profondeur de l’eau ainsi que la force du courant excluant d’aller le chercher à la nage, les secouristes de Mercier ont appelé en renfort les pompiers de Châteauguay, qui disposent d’une embarcation.

« On n’a pas de bateau à Mercier, ça nous en prendrait un », a lancé un pompier merciérois à l’auteur de ces lignes.

En attendant de l’aide, le pêcheur restait tout à fait calme. On a même cru le voir griller une cigarette.

Finalement, le bateau pneumatique de Châteauguay est arrivé. Quelques minutes plus tard, le rescapé débarquait sur la rive, accueilli par une meute de secouristes. « J’ai failli me noyer. Mes bottes se sont remplies d’eau », a expliqué le pêcheur. Il avait l’air fatigué mais assez bien. Il a refusé d’aller à l’hôpital. « J’ai suivi des cours de sécurité nautique. Je savais quoi faire. J’ai bougé mes jambes continuellement (pour maintenir la circulation sanguine)», a-t-il dit à ses sauveteurs qui l’aidaient à grimper vers la route. « Venez au moins vous réchauffer un peu dans l’ambulance », lui a répondu un des intervenants.  « On a mis le chauffage au plus fort ». Le naufragé s’est laissé guider vers la chaleur.

L’homme secouru.

 

 

Le pêcheur secouru par les pompiers.
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