Opinion

Refilons la facture aux non-vaccinés qui se font soigner

mercredi le 19 janvier 2022
Modifié à 0 h 00 min le 20 janvier 2022
Par Claude Poirier

redactiongm@gravitemedia.com

(Photo : Gracieuseté)

Je l’ai déjà dit et je le répète: il faut respecter les décisions de chaque Québécois en ce qui a trait à la vaccination. J’ai reçu mes trois doses, j’ai 83 ans et je suis extrêmement prudent. Je me sens toutefois brimé dans mes droits à cause de 10% des gens qui ne sont pas vaccinés. Néanmoins, je ne crois pas qu’on doive taxer toutes ces personnes comme le gouvernement a l’intention de le faire.

Certains ne veulent pas se faire vacciner en raison de problèmes de santé. Je respecte cela. Mais ceux qui sont bornés et qui tombent malades et sont hospitalisés nous coûtent une fortune à nous, les contribuables. Ce sont les entêtés qui se retrouvent à l’hôpital qui doivent en payer le prix. 

Ce que je suggère, c’est que ceux-ci soient soignés évidemment, mais qu’on utilise leur carte d’assurance maladie pour que le montant qu’il en coûte leur soit chargé à l’aide de Revenu Québec, sur leur rapport d’impôts, par exemple. 

Pour ce qui est de l’aspect légal, les tribunaux décideront s’il y a des contestations. Mais nous avons vu depuis le début de la pandémie que l’état d’urgence sanitaire donne raison au gouvernement dans la majorité des cas.

Quand 90% de la population suit les recommandations et les règles, elle a le droit de faire valoir son point de vue, ce que je fais. 

Je suis désolé mais je n’ai aucune pitié pour les gens qui ne se sont pas vaccinés pour des raisons qui ne sont pas valables à mes yeux. 

Je dois dire que pour qu’ils cessent de se mettre en danger et nuire à notre système de santé, l’élargissement du passeport vaccinal à la SAQ à la SQDC et dans les magasins à grande surface, c’est un début. Cependant, le délai est beaucoup trop long [à partir du 18 et 24 janvier respectivement]. On nous donne comme excuse qu’ils doivent se préparer. Pourtant, les restaurants n’ont eu que très peu de temps pour s’adapter. 

Départ du Dr Arruda 
Je ne peux passer sous silence la démission du Dr Horacio Arruda en tant que directeur national de Santé publique. Certains disent qu’il n’avait pas à se plaindre, puisqu’il gagnait plus de 300 000$ par année. À mon avis, il a fait de l’excellent travail malgré toutes les critiques. 

J’ai déjà mentionné dans une chronique qu’on lui accordait trop d’importance. Le problème, selon moi, était qu’il avait des liens politiques au-delà de son rôle à la Santé publique. Le nouveau [Luc Boileau] me semble plus indépendant.

On verra ce qu’il en est. 

J’espère que la population se souviendra de ce qu’il a accompli. 

10-4! 
(Propos recueillis par Gravité Média)