Un entrepreneur de Beauharnois attend désespérément du renfort du Mexique

Par Yanick Michaud
Un entrepreneur de Beauharnois attend désespérément du renfort du Mexique
(Photo : Pierre Langevin)

François Leduc peine à embaucher de la main-d’œuvre mexicaine pour son entreprise Stabilisation Technique et pourrait perdre des centaines de milliers de dollars.

« Ça ne bouge pas du tout. J’ai plein de travail à faire. Des contrats à respecter. Mais malgré mes démarches, on me bloque, on ne livre pas », déplore le propriétaire de la compagnie de Beauharnois fondée en 1989.

Après de premiers déboires constatés en 2018, François Leduc s’est pris d’avance cette année pour obtenir de la main-d’œuvre mexicaine. Malgré tout, il ne peut recourir à ces travailleurs mexicains. « L’année dernière, j’en avais eu trois. Mais au bout de quelques semaines, il y en a un qui est parti. J’ai essayé de me débrouiller avec deux. Je n’ai pu terminer des contrats. Alors cette année, j’ai commencé mes démarches en novembre pour en avoir quatre. Pendant six mois. Ça m’a coûté 10 000 $ et puis, rien. Toujours pas de travailleurs étrangers. Je perds des milliers de dollars. Mai achève et je ne sais pas comment je vais finir l’été », déplore celui qui a récemment appris qu’il souffrait d’une grave maladie dégénérative. « Je n’ai pas besoin de ça en plus », lance, émotif, François Leduc.

 Démarches et bureaucratie

Selon le propriétaire de l’entreprise qui se spécialise dans le domaine de l’ensemencement et du paysagement de divers milieux privés et publics, c’est à Service Canada que ça bloque. « Ils sont 160 jours en retard. Je vais perdre des contrats. Ils doivent délivrer une étude d’impact sur le marché du travail, mais ils ne le font pas. J’ai fait appel à des agences pour embaucher des Québécois, mais il n’y en a pas qui veulent faire l’affaire et travailler. Nous avons démontré tout ça, mais rien ne bouge à Service Canada », dit celui qui a aussi joint la députée Anne Quach pour tenter de faire bouger les choses.

En plus d’avoir récemment fait l’acquisition d’équipement spécialisé pour plus d’un million de dollars, il pourrait perdre des contrats au Parc Jean-Drapeau, puis un autre de 2,2 M$ à l’aéroport de Dorval. « Si je ne finis pas, j’ai l’air d’un épais. Si je ne livre pas, plus personne ne voudra faire affaire avec moi. C’est inconcevable. Je vais me retrouver le bec à l’eau. Ils vont faire fermer mon entreprise. J’ai vraiment besoin d’aide », lance l’entrepreneur dans un cri du cœur.

 

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