En cas de crise comme en 1998 : le réseau de la santé s’entraide

En cas de crise comme en 1998 : le réseau de la santé s’entraide

Deux mécaniciens et deux électriciens veillaient sur la génératrice de l’hôpital Anna-Laberge, rapportait le Soleil de Châteauguay en janvier 1998

Crédit photo : Extrait Le Soleil de Châteauguay du 10 janvier 1998

(English follows) Lors de la crise du verglas de 1998, l’hôpital Anna-Laberge à Châteauguay avait réussi à bien gérer la situation malgré les circonstances exceptionnelles.

Il en serait de même advenant une autre catastrophe, croit le coordonnateur à la sécurité civile du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérérie Ouest (CISSSMO), Mathieu Allaire.

Il y a 20 ans, l’hôpital débordait. En plus de ses propres patients, le centre hospitalier avait dû en accueillir de l’hôpital de Saint-Jean-sur-Richelieu qui était privé d’électricité. Châteauguay était équipée de la plus puissante génératrice du réseau de la santé québécois, selon ce qu’on racontait à l’époque. Des infirmières du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de Chaudières-Appalaches étaient venues prêter main-forte en Montérégie.

Qu’en serait-il en 2018 ? Une telle collaboration entre régions aurait lieu également selon M. Allaire. «Je peux faire un parallèle avec les inondations du printemps dans Vaudreuil-Soulanges. Il y a beaucoup de travailleurs sociaux de l’extérieur qui sont venus nous donner un coup de main pour aider les gens qui vivaient la crise», explique-t-il.

Une des différences avec 1998 selon M. Allaire, c’est la mise en place d’une équipe permanente de mesures d’urgence. Avec ses collègues, il prévoit les interventions d’urgence de toute nature qui pourraient survenir dans le réseau de la santé. «Ça peut être lié à l’environnement comme le verglas, un bris technique majeur, des épisodes de grippe comme le H1N1», énumère-t-il.

Souvent, les intervenants en santé et services sociaux continuent d’aider la population touchée bien longtemps après le départ des secours d’urgence. «Au début, on peut voir la Croix-Rouge, l’armée sur place. Nous sommes souvent les derniers à se démobiliser. Tant que les besoins de la population sont là, nous sommes là», indique-t-il.

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1998 ice storm : Health network provides mutual aid in a crisis

Valérie Lessard Translation Dan Rosenburg

During the ice storm of 1998, the Anna Laberge Hospital in Chateauguay had succeeded in managing the situation well in spite of the exceptional circumstances. It would be the same thing in the event of another catastrophe, believes Mathieu Allaire, the civil security coordinator of the Monteregie West Integrated Centre of (CISSSMO).

Twenty years ago, the hospital was filled to overflowing. In addition to its own patients, the hospital had to welcome patients from the St. Jean de Richelieu Hospital which was deprived of electricity. Chateauguay was equipped with the Quebec Health network’s most powerful generator, according to what people were saying at the time. Some nurses from Saguenay-Lake St, Jean and Chaudieres-Appalaches had come to lend a hand in the Monteregie.

What would it be like in 2018? Such a collaboration between regions would also take place, according to Allaire. “I can make a parallel with the spring floods in Vaudreuil-Soulanges. There are lots of social workers from outside who came to give us a hand to assist people who lived through the crisis, “ he explains.

One of the differences with 1998 according to Allaire, is the putting in place of a permanent emergency measures team. With his colleagues, he foresees emergency interventions of all types which would be able to arise in the health network. “That can be linked to the environment like the ice storm, a major technical break, or episodes of the flu such as the H1N1 virus,” he enumerates.

Often, the intervenors in health and social services continue to help the population affected for a long time after the departure of emergency rescuers. “At the beginning, one can see the Red Cross, the army at the scene. We are often the last ones to demobilize ourselves. As long as the needs of the population are there, we are there,” he indicates.