Jeux du Québec : des jumelles sportives

Par Yanick Michaud
Jeux du Québec : des jumelles sportives
Les membres de la famille Rioux font partie de l'équipe de ringuette du Sud-Ouest avec Stéphane, le papa entraîneur et France, son adjointe, et maman de Megan et de Maude. (Photo : Yanick Michaud)

Lorsque Stéphane Rioux, France Nicholas et leurs cadettes, les jumelles Megan et Maude, planifient l’horaire, c’est en fonction du sport, comme la ringuette.

L’été, ils voyagent à travers le Québec au rythme des matchs et des tournois de balle rapide. L’hiver, comme c’est le cas pour cette semaine dans le cadre des Jeux du Québec, ils effectuent des périples selon le calendrier de la ringuette.

Les deux jeunes adolescentes pratiquent ce sport depuis maintenant un peu plus de huit ans. « Nous jouons depuis l’âge de six ans. Nous sommes des filles sportives », lance Megan, la défenseure de l’équipe de ringuette qui représente le Sud-Ouest dans la 54e Finale des Jeux, à Québec. Sa sœur, c’est l’attaquante. Moins loquace, elle aime quand même discuter avec ses amies et coéquipières. « J’ai développé une belle complicité », dit-elle simplement.

Il faut dire que les deux plus jeunes filles du couple de rigaudiens évoluent avec certaines coéquipières depuis maintenant huit ans. Stéphane est l’entraîneur de l’équipe et sa conjointe France Nicholas, est adjointe.

Une famille unie dans le sport

« J’ai toujours joué au hockey et j’aime ce sport. J’y ai songé pour mes filles, mais la ringuette étant populaire, on s’est dit que nous allions essayer ça. Elles ont adoré », lance le papa fier de sa progéniture.

Au début il n’était pas l’entraîneur et assistait aux rencontres dans les gradins. Ça n’a pas duré. « C’est certain que je ne connaissais rien à la ringuette et en plus je venais d’être opéré à une hanche. Mais à la fin de la première saison, j’ai proposé à l’entraîneur de l’époque de donner un coup de main », dit celui qui fait maintenant partie de l’organisation de 4-Cités depuis un bon moment.

Stéphane Rioux entraîne les filles depuis huit ans, ce qui crée une drôle de dynamique, mais une belle chimie au sein de la formation du Sud-Ouest. (Crédit photo : Yanick Michaud)

France était partisane numéro un de la formation avant de devenir adjointe par la force des choses. « C’est obligatoire qu’il y ait une femme parmi le personnel d’entraîneurs. Quand j’ai vu ça, j’ai suivi la formation et je suis devenue entraîneuse. Je n’embarque pas sur la glace parce que j’ai un problème de genou, mais sinon, j’offre un sérieux soutien et un appui considérable », lance la mère de famille qui, l’été, est gérante de l’équipe de balle rapide de ses filles à Saint-Lazare.

« La ringuette c’est une activité de famille. Ça fait partie de l’horaire familial. En fait, ça décide de tout », clament les membres de la famille, dont l’aînée, maintenant sur le marché du travail, a aussi pratiqué la ringuette étant plus jeune.

Un début de tournoi en deux temps

Arrivés aux Jeux du Québec vendredi pour la cérémonie d’ouverture, les membres de l’équipe de ringuette ont disputé deux rencontres samedi. Ils ont baissé pavillon 6-2 devant les Laurentides en lever de rideau. « Nous jouons dans le A et elles sont de calibre AA. C’est nouveau cette année que les catégories soient jumelées comme ça », dit Stéphane, l’entraîneur. Quant à Megan, qui a joué à toutes les positions dans sa carrière, sauf gardienne de but, elle prétend que le Sud-Ouest a offert une belle opposition à leurs rivales. « D’habitude des matchs comme ceux-là se terminent 7-0 ou 8-0. Mais nous nous en sommes bien tirées », suggère-t-elle.

Megan, qui évolue à la défense est également étudiante en arts dramatiques en secondaire 2 à la Cité-des-Jeunes de Vaudreuil-Dorion. (Crédit photo : Yanick Michaud)

Dans l’après-midi, elles sont venues à bout de Bourassa 8-0.

Dimanche, elles affrontent coup sur coup la Rive-Sud, une forte menace, et la Côte-Nord.

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