Loïck Daigle s’adapte au hockey en temps de pandémie

Par Yanick Michaud
Loïck Daigle s’adapte au hockey en temps de pandémie
Loïck Daigle a hâte de célébrer ses buts et les victoires des Tigres devant des partisans enflammés. (Photo : Denis Morin Tigres de Victoriaville)

Loïck Daigle vit une véritable passion pour le hockey.

Pratiquer son sport dans un environnement pandémique, en respectant les bulles, sans spectateurs pour admirer ses exploits, le jeune porte-couleurs des Tigres de Victoriaville trouve ça difficile. Mais il s’adapte. « Ce n’est vraiment pas évident. J’arrive dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Je m’attends à voir des foules, des fans, des arénas remplis. Mais il n’y a rien de ça. On s’adapte pareil », philosophe le jeune athlète originaire de Châteauguay. « Heureusement, il y a une belle chimie dans l’équipe. Et quand on ne joue pas, on s’entraîne. Ça permet de poursuivre nos objectifs », explique le joueur de centre.

Jouer dans une bulle

Au cours des dernières semaines, lui et ses coéquipiers des Tigres ont disputé six matchs dans une bulle préparée spécialement par la LHJMQ. « Nous avons joué dix matchs depuis le début de la saison. Quatre avant la bulle. Et ça allait super bien. Puis il y a eu une grosse pause et la bulle. Je crois qu’on a perdu le momentum. Ça a moins bien été. Nous avons rencontré de l’adversité. Mais je continue à dire qu’il y a une belle entente dans l’équipe », explique Loïck Daigle.

Les équipes de la LHJMQ ont donc disputé un tournoi de quelques matchs au Centre Vidéotron de Québec. Trois des formations séjournaient dans un même hôtel de la Vieille capitale. Mais pas question de socialiser. « C’était strict. Tout le monde a été testé au moins quatre fois sur 10 jours. Nous logions à l’hôtel avec deux autres équipes. Mais nous avions notre entrée par une porte. Et c’était surveillé. Nous n’avons croisé aucun joueur des autres équipes. Pour ce qui est des repas, il y avait un service de traiteur. Et c’était bon. C’est le cas de le dire, nous étions traités aux petits oignons », évoque le gamin de cinq pieds, neuf pouces et 163 livres.

De retour à la normale

Maintenant qu’il est de retour à Victoriaville au sein de la pension qui l’héberge, le jeune homme s’entraîne. « On ne sait pas quand on va rejouer. La Ligue est en discussion. Comme joueur, on le saura bientôt. Mais en attendant, on fait du temps double à l’entraînement. Nous essayons d’être intenses, en gardant le moral. On profite des installations du Colisée Desjardins de Victoriaville », dit l’attaquant.

L’ancien joueur des Grenadiers de Châteauguay dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec profite aussi des locaux de l’aréna pour étudier. Les cours collégiaux se donnent à distance pour tous les joueurs. L’étudiant en Sciences de la nature pures et appliquées reste discipliné malgré la situation. Et il pourra ainsi revenir vers Châteauguay pendant la période des Fêtes. « On a beaucoup de temps pour penser. Mes parents me manquent. J’ai hâte de les revoir pendant le congé de Noël », conclut le jeune homme qui pourra revenir à la fin de la session. Une pause est possiblement prévue jusqu’au mois de janvier.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Comments
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires