Un pharmacien de la région accusé 

Un pharmacien de la région accusé 

Martin Manseau

Crédit photo : Tirée de Linkedin

Martin  Manseau qui exploite une pharmacie à Châteauguay fait face à 18 chefs d’infractions déposés par le syndic de l’Ordre des pharmaciens du Québec, notamment pour avoir établi des ententes d’exclusivités avec Bioscript, une compagnie pharmaceutique, pour la distribution de sept médicaments au Québec depuis 2013.  

Cette manœuvre a eu pour effet d’obliger tous les patients prenant ces médicaments à faire seulement affaire avec le pharmacien résidant à Mercier. 

De plus, il est reproché à M. Manseau l’obtention d’une clientèle pour une dizaine d’autres médicaments en vertu d’une entente avec Bioscript. 

Les faits reprochés se sont produits entre 2013 et 2018, alors qu’il exploitait la pharmacie du 464, boulevard Saint-Jean-Baptiste à Mercier et du 100, boulevard Ford à Châteauguay dans la suite 101, selon la plainte du Conseil de discipline de l’Ordre des pharmaciens. Il n’est plus propriétaire de pharmacie à Mercier. Il est toujours exploitant de la pharmacie à Châteauguay. 

Il a plaidé non coupable aux faits qui lui sont reprochés, a rapporté TVA nouvelles.  

Outre ces ententes, M. Manseau est accusé d’avoir fourni des médicaments dans des cliniques d’ophtalmologie sans qu’ils soient prescrits. De plus, il y a installé des réfrigérateurs pour conserver ces médicaments.  

Selon le code déontologique, un pharmacien «ne doit offrir de verser ou s’engager à verser à quiconque tout avantage relatif à l’exercice de sa profession », ni « accepter aucun avantage relatif à l’exercice de la pharmacie, en plus de la rémunération à laquelle il a droit ».  

Il a également eu une entente avec des cliniques ophtalmologique pour que les ordonnances soient transmises directement à sa pharmacie. 

Le Conseil de discipline lui reproche également d’avoir fourni gratuitement des items médicaux à diverses cliniques ophtalmologiques.  

Finalement, le syndic blâme le pharmacien « d’avoir illégalement accepté que lui soient retournés des médicaments inutilisés pour d’autres fins que leur destruction ». 

Des audiences ont eu lieu au début du mois de février. M. Manseau est représenté par Me Jean-Paul V. Morin. D’autres audiences sont prévues cet été.  

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